BangBang : bangbangblog.com

Baz'Art Virtuel

Derniers jours des Francos ou comment embrasser le risque avec la langue

Julie Ledoux
10 août 2009

tendre-loreille-marie-pierre-arthur-L-1.jpeg

Vendredi 7 août. Marie-Pierre Arthur & Karkwa. Métropolis.

Je dois avouer que je m’attendais à beaucoup de ce show-là. D’Arthur moins que de Karkwa puisqu’elle arrive à peine dans la cour des grands. En arrivant, la performance semble cahotique. J’arrive pour une chancelante «Qui sait» et espère que les premières chansons furent meilleures. Dommage pour celle-là que j’aime beaucoup, habituellement. Je suis un peu perplexe vis-à-vis la suite. Dans ta face, Ledoux! Arthur nous emporte avec les suivantes (Sentait-elle qu’elle devait en donner plus?). Une petite gorgée de vin et hop! Elle était partie! Elle enchaîne avec quelques pièces mieux contrôlées, surtout côté voix puisque ses instruments, elle les manie sans gêne. Louis-Jean Cormier de Karkwa fait son apparition (au grand bonheur de la foule) pour une superbe version de «Le vent m’appelle par mon prénom», en duo avec Marie-Pierre Arthur. Ça y est, elle a gagné de nouveaux fans. Elle terminera avec «Pourquoi», évidemment, propulsée par une foule aimante.

La performance de Karkwa correspond à ce que je m’attends du groupe. Puissante, «éclairante», calquée sur leurs albums. Peu de surprises, par contre. Les gars ne jasent pas beaucoup (ce qui ne m’embête pas outre mesure, ceci dit), je dirais même qu’ils trippent, ils sont plutôt dans leur bulle que connectés au public. Un bon show, définitivement, mais question mise en scène… un peu gris. Pas beige. Mais gris. De très bonnes versions de «Red Light» et «L’épaule froide», par contre. Vraiment apprécié, beaucoup plus senti. J’aime pas Brigitte Fontaine et donc, la version sur cd m’énerve au plus haut point. La version live? Plussse meilleure. Sans doute les pièces du «Volume du vent» sont-elles plus dures, froides, tel l’hiver qu’elles racontent, plus difficiles à rendre sur scène (?). Puisque Cormier a fait son apparition dans la première partie d’Arthur, celle-ci revient pour «Combien». Jolie performance mais sans plus.Positif, en somme, mais moyen côté mise en scène.

Oups pour La Confiserie. Trop fatiguée. Désolée.

avec

Samedi 8 août. Avec pas d’casque, Band de Garage, BDG et APDC (encore).

Voilà. J’aime Avec pas d’casque. Pas juste un peu. Presque à la folie. Et, non seulement ai-je eu droit à une excellente performance de leur part mais ils m’ont fait apprécier Band de Garage que j’aimais déjà mais pour lesquels je me gardais encore une petite gêne côté amour fulgurant. On arrive 15 minutes en retard, déçues de voir que c’est APDC qui ouvre le bal. Merde. Mais, Ô surprise, on nous annonce que ce sera un 3 pour 1. APDC puis Band de Garage, puis les deux ensemble. JOIE. 1ère partie excellente (comme toujours avec APDC), 2e partie surprenante (ma première fois pour BDG) et 3e partie… géniale! Leurs styles se marient tellement bien: on est dans le country-rock-trash-poubelle-pour-le-vrai. J’A-DO-RE. Toujours un peu triste de constater qu’APDC ne jouera pas «Faire l’étoile et caler quand même» (C’est MA toune. À moins que je ne l’ai ratée?) mais Ô combien satisfaite des «Poignées de main molle» et autres «Spirographe». Je prendrais bien un spectacle complet du mélange BDG slash APDC. Une combinaison de batteries, 2 ou 3 guitares, selon, 2 ou 4 chanteurs, c’est bon. J’aime. Un rappel, 2-3 chansons, majoritairement celles d’APDC. La foule est heureuse mais on le sait, c’est un festival, pas le droit de dépasser telle heure. Vraiment? On ne s’en laissera pas imposer: 2e rappel! Tant pis pour les lumières rallumées et la musique qui part. Là, les gars sont un peu «dans la marde», comme le dit si bien Franck de BDG, parce qu’ils ne connaissent pas plus de chansons de l’un ou l’autre. Selon Stéphane Lafleur (APDC), ce serait mieux de «faire nos chansons [d'APDC] parce que celles de BDG sont trop compliquées». Honnêteté récompensée, Franck et Marc-André embarquent comme un seul homme sur les pièces des autres. Vraiment une belle collaboration, de loin plus complémentaire que celle avec Carl-Éric Hudon vue au Divan Orange en mai dernier. Pas que c’était mauvais. Mais c’est juste mieux comme ça.

Pas été à la soirée de clôture. J’espère que ce fût agréable.

Bon, revenons aux choses sérieuses, maintenant. Les arts visuels, bon.

3 commentaires
  • Etienne Dubuc
    11 août 2009

    C’est certain, on a vu le même spectacle de BdG et APDC, pratiquement des critiques similaires, avec les mêmes citation et tout!

    Sois rassurée, APDC n’a pas joué Faire l’étoile et caler quand même, je l’attendais moi aussi celle-là, tu n’as donc pas manquer ta chanson préférée.

  • Julie Ledoux
    11 août 2009

    Hélala, j’me sens pas très originale!
    Mais merci de me rassurer… peut-être qu’un jour, je vais réussir l’entendre en spectacle. Ou peut-être qu’ils la détestent. Comme Radiohead et «Creep».

  • André Péloquin
    11 août 2009

    Ouin, mais « Creep » – elle – est crissement mauvaise. ;-P

    J’vais aller m’cacher dans mon bunker. Ciao!

Baz'Art Virtuel

Julie Ledoux

Pourquoi faire, un slogan? J'vends pas d'chars...

Julie Ledoux