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Baz'Art Virtuel

Speed Massacre @ L’Esco : le respect du style

Julie Ledoux
12 décembre 2009

SpeedMassacre

Le vendredi 11 décembre dernier, Speed Massacre – formation alliant six musiciens (et chanteurs) aguerris – se produisait pour une… deuxième fois à vie dans l’antre de l’Esco. Nos tympans ont subi le massacre mais c’était rassérénant comme du Kraft Diner un lendemain de veille.

Tout juste arrivés fashionably late (ouais, c’est vraiment mon genre) vers la fin de la performance de Dead Messenger qui assurait la première partie, nous avons pu apprécier le groupe et ses chansons bien rodées mais sans grandes surprises. On dit «performance honnête», c’est ça? Je souhaite que leurs premières pièces aient mieux révélé leur style propre.

Le vrai clou de la soirée n’était pas le frette polaire ou les shooters de Vodka, mais bien Speed Massacre. Parmi ses membres, notons entre autres la présence d’un Vulgaire(s) Machin(s) en la personne de Guillaume Beauregard, et l’aide du multi-instrumentiste Alex Crow. Mais, un groupe réunissant tant d’acteurs de la scène locale (ça fait du bien de le mentionner), ce n’est pas dangereux? N’y a-t-il pas un risque de vouloir en faire trop sur scène ou sur disque?

Si le risque planait, il a été rapidement évincé au profit d’une performance décapante.

«Payez-nous des shooters! C’pas une joke!» Déjà, le party était pogné. Joakim Morin (voix) se promenait dans la foule, haranguait celle-ci du haut de ses 22 mètres. J’ai du respect pour les grands chanteurs (et musiciens). C’est toujours un plaisir pour une p’tite 5pieds3ettroisquarts comme moi, de pouvoir voir ce qui se passe sur le (pas de) stage. Toujours est-il que pour un groupe – disons-le – punk-rock (ouch!) nouvellement formé, nos attentes étaient peu élevées mais furent surpassées dès les premiers accords. Des pièces bien répétées et très bien rendues sur scène. Les regards surpris que nous nous échangions (on ne parle pas à l’Esco, tsé, voyons, come on) ont rapidement fait place à la révélation qu’était Speed Massacre.: C. avait le goût de trasher, P. ne pouvait pas parce qu’il avait mal aux côtes, A. voulait évidemment enlever son pantalon, et je me disais «Ça pue, mais j’trippe solide!» Tout comme les gars du band (Fallait voir les Thierry Hivon, Alexandre Simon et Math Lecours se déchaîner à la guitare, basse et batterie comme s’il n’y avait pas de lendemain!), la foule semblait avoir du plaisir à entendre les «Cops on the dancefloor» (The Hives, sortez de ces corps!) et autres «Falling Apart» (côté Xavier Caféine anglo du groupe).

Mention particulière à la reprise des Ramones, «Howling at the moon». BRA-VO.

Mention vraiment particulière aux costumes de scène: je suis vraiment heureuse de constater que les skinny jeans blancs et les vestes en jeans aux manches déchirées-mais-avec-un-ciseau sont revenus à la mode.

«On est Speed Massacre! On fait jamais d’rappels!» Voici ce qui concluait une première performance montréalaise marquante pour le groupe. Un prochain spectacle aura probablement lieu, éventuellement, dans un avenir rapproché. Je prévois ça pour 2010.

Dessin/pochette/etc.: Karmen de Calibre.

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Pourquoi faire, un slogan? J'vends pas d'chars...

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