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Baz'Art Virtuel

Demi-finales des Francouvertes (2/3) : il est venu le temps du Mea Culpa…

Julie Ledoux
14 avril 2010

Deux fois moins de personnes que lundi s’étaient déplacées hier soir au Lion d’or pour voir à l’oeuvre les Louis-Philippe Robillard et ses coeurs fidèles, Monogrenade et Violett Pi. Et, tant mieux! Pas de colonne pour la Ledoux! Pump it up!

Les premiers à fouler les planches furent LP Robillard et les coeurs fidèles, devant une petite foule, principalement venue voir Monogrenade… à première vue. Bien que j’aurais pu être horrifiée de tous ces oiseaux sur scène (J’ai peur des oiseaux, oui.), le groupe a su créer les ambiances nécessaires à nous entraîner dans leur monde du Café des oiseaux où Édouard règne en maître. Qui est Édouard? Personnage fictif ou réel? Peu importe, il teinte la plupart des chansons poético-anarchistes de Robillard. Cet univers peut toutefois être difficile d’accès par sa poésie et ses ambiances fictives.

Venait ensuite l’électro-rock de Monogrenade. À mi-chemin entre Karkwa et Patrick Watson, avec des influences claires de Radiohead, le groupe fait son chemin depuis quelques temps déjà. Mieux installés sur scène qu’aux préliminaires, selon moi. Je n’avais vraiment pas trippé la dernière fois, cherchant à savoir pourquoi on aurait besoin d’un autre groupe Karkwatson. Mais cette fois-ci, j’ai vu quatre gars et une fille qui étaient définitivement plus à l’aise, changeant d’instruments et de chanteur/se à tout bout de champ, et maniant avec rigueur les loops de voix. J’étais convaincue à la troisième chanson, «M’en aller».

Violett Pi terminait la soirée. Quel drôle d’oiseau (pour rester dans le thème) s’amenait sur scène! Les cheveux en bataille et d’une hauteur impensable, une moustache fournie et un chandail de loup. Mais euh… que va-t-il nous chanter là? Je suis certaine que vous vous attendiez à de l’électro-schizophrène doublé de rap et triplé de «bon vieux punk sale». Moi aussi, je m’y attendais, bien sûr. Voyons. En fait, ce troubadour est beaucoup plus articulé que sa coiffure ne le laisse présager! J’ai été renversée par ses textes racontant une réalité simple mais absurde. Ses chansons accrocheuses et déchaînées, les musiciens tout aussi fous que le chanteur, et une présence sur scène très charismatique, Violett Pi avait tout pour rapatrier les âmes perdues du concours. D’ailleurs, la foule était conquise dès que «Biscuit chinois» fut terminée… la première pièce du set! On aurait eu tort de les laisser passer, ceux-là! Je ne les ai pas vus aux préliminaires (et il semble que tant mieux!), mais ce qui s’est passé hier soir au Lion d’or a chamboulé l’ordre des choses.

Violett Pi est présentement 3e, derrière les très connus et endisqués Bernard Adamus et Monogrenade. Un beau tour de force!

La troisième et dernière soirée des demi-finales des Francouvertes se déroule ce soir avec L’Ours, Philémon Chante et Alex Nevsky. Je ne veux pas être prophète de malheur, mais j’aimerais bien que la décimale infinie reste dans le top 3.  Hey, come on! J’ai déjà perdu Caloon Saloon, dans mes préférés! Je dis ça de même parce que je n’y serai pas ce soir, malheureusement.

Crédit photo : moi. (Pas que je pense que vous ayez le goût de les prendre. On s’entend que je ne suis pas John Londono…)

2 commentaires

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Julie Ledoux

Pourquoi faire, un slogan? J'vends pas d'chars...

Julie Ledoux