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Baz'Art Virtuel

Helado Negro et Chloé Sainte-Marie (critiques disques)

Julie Ledoux
7 mai 2010

Depuis le dépôt de mon mémoire de maîtrise, je suis en peine. Que faire de mes journées? Non, ce n’est pas vraiment vrai. J’ai un million de choses à rattraper, dont de superbes découvertes musicales (ça, c’est vrai). Ainsi, je reviens en force avec deux critiques en langue étrangère. Pas de frança. Pas d’angla. Un peu d’espagnol, un peu d’innu. Vous êtes games?

Chloé Sainte-Marie – Nitshisseniten E Tshissenitamin

Je suis littéralement tombée sous le charme de la dame aux cheveux rouges, moi qui m’en empêchait depuis le visionnement de La Postière. J’ai voulu critiquer le disque à l’automne dernier, mais la mort de Gilles Carle m’a retenue. De toute manière, si la pochette m’a glissé un sourire sur le visage, les chansons interprétées par Sainte-Marie m’ont profondément touchée. Il me semblait inconcevable de pouvoir être émue par une langue que je ne comprenais pas. L’interprète m’a confondue dans mes croyances en présentant un répertoire bien travaillé, aux rythmes simples oscillant entre le traditionnel et le western. Les paroles innues de Philippe McKenzie (non, ce n’est pas le gars de Kashtin) emplies d’émotions et de fragilité, m’ont surprise même si je n’y comprenais rien.

Appréciation particulière de la chanson « Ninanituapaten (Je cherche) » avec sa musicalité toute simple qui me fait penser à un coucher de soleil du mois d’août (je suis sentimentale), et la chanson « Nuitsheuakan (Ka Natuut) (Mon ami le chasseur) » où j’ai retrouvé la subtilité chansonnière amérindienne que j’aimais, dans le temps, chez Kashtin. Non, je ne blague pas.

Pour les peureux, les traductions sont dans le livret. Une excellente occasion d’acheter un vrai disque en chair et en plastique.

4/5


Helado Negro – Awe Owe

Quelle belle découverte! Hispanophone, ambiant mais rock. Modulé à souhait. Groovy. Parfait pour l’été qui arrive et la sangria sur le balcon (oui, j’aime ça, je suis une fille, j’ai mes raisons, bon). Le projet de Roberto Carlos Lange, créé à NYC, hyper simple comme composition musicale avec des percussions variées et des cuivres bien présents. Il parvient même à incorporer un brin d’électro et de clarinette. Moi, ça me convient tout à fait. L’écoute vous convaincra ou vous rebutera. J’apprécie les voix parfois aériennes qui laissent toute la place à la musique, mais j’aime aussi particulièrement les variations vocales entre les différents chanteurs.

4/5

3 commentaires

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Julie Ledoux

Pourquoi faire, un slogan? J'vends pas d'chars...

Julie Ledoux