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Baz'Art Virtuel

Francofolies Jour 5 : découvertes, surprises et valeurs sûres

Julie Ledoux
15 juin 2010

Le jour 5 des Fracofolies commençait bien mal avec une pluie torrentielle. Yann Perreau devait un peu s’inquiéter au test de son… Pourtant la soirée fût parfaite, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Récit d’une soirée où les choix déchirants primaient.

JP Nataf

Sur la Scène Ford, JP Nataf (ex-Les Innocents) commençait la soirée à 19h. Une scène trop grande pour le peu de musiciens empêchait les chansons intimistes de Nataf de prendre toute leur ampleur. Mais, je suis vraiment contente d’avoir découvert cet artiste que je ne connaissais pas la veille. C’est exactement à ça que sert un festival de la sorte! Je le réalise cette année, pour la première fois. C’est dire… Bref, Nataf dispose d’un charisme certain et a même réussi à faire danser des slows à certains couples dans la foule. J’aime.

Malajube

Bon. On s’entend pour dire que c’était «zeplacetobe» pendant les Francos. J’y étais et tant mieux! Je me suis sentie un peu à l’étroit quand j’ai vu que la moitié du parterre était remplie par des journalistes, musiciens et autres membres du «milieu». Une chance qu’il y avait les vrais fans… Installée entre un fan fini hippie et un journaliste blasé français, j’essayais d’apprécier le spectacle que nous donnait Malajube. Divisé en quatre tableaux et deux parties (entracte après une heure), le groupe nous a fait découvrir quatre facettes de leurs compositions. À la manière d’un cube rubique (oh le beau calembour), les gars tournaient et retournaient leurs chansons sans jamais nous les présenter tel qu’entendu sur leurs trois premiers disques.

Difficile pour moi d’apprécier la première partie, vraiment trop statique à mon goût. J’avais peur que le spectacle se déroule de cette manière tout au long. Aux claviers et consoles, alignés devant nous, les quatre gars trippaient. À la batterie (aux pads, plutôt), Jean-François Mineau (*Merci Évelyne Morin*) assurait le rythme. Bien qu’il fut intéressant de revisiter ces cinq pièces toutes tirées de leur dernier opus, seule Ursuline semblait trouver toute son assurance dans cette mise en scène Orange Mécanique rencontre Peter Gabriel. Mais bon, louons l’effort du remixage, des suits en glitter et des jeux de lumières.

Un interlude à la harpe suivi mais, bien que la demoiselle démontra un immense talent, les dix minutes furent un peu longues et cassèrent le rythme installé. Un deuxième tableau, plus acoustique et folk, m’a rassurée. Doublés d’une chorale, les membres de Malajube nous ont offert six pièces tirées de leurs trois albums. Très bel ajout que cette chorale tout de blanc vêtue. La Valérie version folk, c’est BON. Et Pâte Filo façon Bossa Nova, c’est bon aussi.

Puis, l’entracte suivi, on s’extasie, on se déplace, certains fans pensent que c’est fini et partent. Faut lire le programme, gang.

Au retour, VOIVOD s’amène. Bon, je ne savais pas que c’était Voivod parce que je ne les connais pas vraiment mais je trouvais l’idée d’amener un band métal excellente. Nous interprétant Fille à plumes (wow!) et 333 (moitié Devil, tsé), les gars de Voivod ont réjoui la foule qui en redemandait. Malajube s’amène pour compléter le tout, Voivod quitte mais pas pour longtemps. Après quelques chansons plus près du rock malajubien des premiers temps et fort bien rendues (Aw, Étienne d’Août, on l’aime, hein. J’espère que Coeur de Pirate y était pour voir comment ça se joue…) Voivod et la chorale se ramenèrent sur scène pour entamer Cristobald. Puissant.

Puis, Ô surprise! Un rappel! Dire que je suis presque partie après Cristobald, pensant que les rappels n’existaient pas aux Francos… Bref, Malajube revint en force avec Les Dents, Montréal – 40 et La Monogamie. Bien contente d’être restée pour entendre ma préférée à la toute fin. Vraiment un excellent show, somme toute. C’est dans ces cas-là qu’on se dit que c’est beau en crisse la musique, et qu’il y a tellement de plaisir à voir un groupe génial comme Malajube tenter de retravailler ses chansons tout en trippant en le faisant. Magique. J’ai pas pleuré mais j’étais émotive en cry. Une chance que le journaliste blasé ne m’a pas vue.

Yann Perreau

Après deux heures de spectacle, j’ai quitté le Théâtre Maisonneuve pour courir à la Scène Ford où Yann Perreau donnait un spectacle avec ses potes. J’ai capté la fin de la performance de Bernard Adamus et quelques autres chansons où Ariane Moffatt, Loco Locass et Samian s’amusaient. Dommage, j’ai raté Fred Fortin. Mais Yann Perreau demeure encore et toujours cette bête de scène impossible à arrêter. Un dieu de la scène, qui bouge, qui court, qui s’amuse, etc. Un plaisir pour le public!

Ce soir… probablement un break pour moi, mais Émilie Proulx, Thomas Fersen, Philémon Chante et Patrik et les Brutes se produisent sur les scènes extérieures tout au long de la soirée. Ne ratez pas ça. En plus, y fait-tu beau à votre goût?

6 commentaires
  • Evelyne
    15 juin 2010

    Précision : Jean-Yves Thériault est le bassiste de Voivod. Celui qui était à la batterie lors du premier tableau, c’est Jean-François Mineau.

  • [...] This post was mentioned on Twitter by André Péloquin, BangBang. BangBang said: Francofolies Jour 5 : découvertes, surprises et valeurs sûres: Julie Ledoux, sur son blogue : Base-Art Visuel http://bit.ly/97TbfN [...]

  • Eric
    15 juin 2010

    Moi j’ai pleuré…

  • Julie Ledoux
    15 juin 2010

    Hey, bravo à moi. La preuve que je ne connais pas Voivod… En fait, j’étais convaincue d’avoir entendu Jean-Yves Thériault, mais merci!

  • Evelyne
    16 juin 2010

    disons que les présentations étaient effectivement un peu floues, ou inexistantes, tout au long du show!
    mais on s’en fout, c’était magique.

  • [...] JP Nataf  : rien à dire vraiment, ce n’est pas venu me chercher, j’ai trouvé son spectacle ennuyant. Si vous voulez un peu plus d’objectivité, allez lire le billet de Miss Ledoux. [...]

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