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Baz'Art Virtuel

Francofolies jours 8, 9 et 10

Julie Ledoux
21 juin 2010

Ok, les Francos sont terminées depuis presque 24 heures et j’ai trois jours à rattraper.

Jour 8 : Souvenirs de Laurence Jalbert

Tsé, la toune qui disait «On passe sa vie à le chercher, on meurt d’envie, de retomber, tomber en amour», c’était pas juste de la grande poésie, c’est aussi ce que j’attendais avant d’entendre parler le chanteur de Tagada Jones et avant de regarder Angélique Kidjo se mouvoir sur la scène. Tagada Jones, je les découvrais. Je suis salement en retard, mais bon, mieux vaut tard que jamais. Du bon punk français, de vrais punkers dont on ignore l’âge puisqu’ils se donnent encore à fond sur scène, une vraie belle découverte. Surtout quand le chanteur s’est mis à parler et que j’ai compris qu’il chantait comme il parlait : comme s’il avait bouffé un paquet de cigarettes et calé un litre de whisky, tout en sniffant une ligne de coke. Merveilleux. Aussi merveilleux et complètement à l’opposé de Miss Angélique Kidjo qui se donnait en spectacle sur la scène voisine. Une vraie grande dame de la chanson africaine. Originaire du Bénin, elle nous a fait découvrir sa langue et ses compositions, tout en revisitant certains classiques (j’ai toujours aimé sa version de Summertime… superbe live). Avec l’aide de Guylaine Tremblay (euh, oui oui!), Betty Bonifassi (Beast), Marie-Josée Lord, de supers musiciens et danseurs, Kidjo a livré une bonne performance mais avec quelques longueurs dont l’espèce de face-off de danse interminable et pas si spectaculaire, et le délire musical impliquant nul autre que Normand Brathwaite (vraiment?!?)…

Après tout ça, j’ai essayé d’aimer Mononc’ Serge et Anonymus mais (et je vais sacrer) crisse que je n’aime pas ça! Les gars d’Anonymus sont d’excellents musiciens et je trouve dommage que les chansons insipides de Mononc’ Serge soient jouées par un groupe de leur trempe. Le seul temps où Mononc’ Serge est drôle, à mon avis, c’est lors de ses interventions entre les chansons. Lisez le billet de Kevin Laforest à ce sujet, on va éviter les répétitions. Bref, pas mon trip du tout, mais la foule était dedans et tous connaissaient les paroles complexes et savoureuses de l’auteur de «Cannabis», «Je chante pour les morons» (ben oui, pis tes morons ils trippent…), etc. Après m’être sauvée du show, avant d’attraper un bixi et de faire ma hippie fan d’Angélique Kidjo (comme le décrit si bien mon collègue Kevin Laforest), un arrêt à Karma Atchykah s’imposait. J’ai enfin compris ce qui me retenait de tripper à fond sur cet artiste. Bien qu’il soit un bon auteur, qu’il fasse preuve d’une excellente diction et d’un bon débit, ce garçon a l’air beaucoup trop sage. Un petit manque d’edge fait en sorte que ses performances passent plutôt inaperçues à mes yeux. Dommage.

Jour 9 : Y’a toujours une mélodie pour les jours meilleurs

Oh que oui, la Compagnie Créole était en ville, mes amis. Tout le monde était fébrile et du monde, y’en avait en cry sur la place des festivals. Relégués à l’arrière, nous étions surpris que le son soit si mauvais. J’ai été aussi loin pour Yann Perreau et Angélique Kidjo et j’entendais beaucoup plus les paroles et la musique. Le choix des chansons était douteux, le groupe passant parfois rapidement sur ses classiques pour nous présenter des ballades mielleuses peu appréciées de la foule. Dommage, je portais même ma perruque mauve pour l’occasion…

Les Chiens enchaînaient avec un spectacle soulignant leurs dix ans de collaboration musicale. Je suis une fan finie des Chiens et j’avais vraiment hâte à ce spectacle que j’espérais très rock. Je fus amèrement déçue et ceux que j’avais convaincus de rester aussi. Dans une version très Monsieur Mono, le groupe a livré ses chansons les plus tristounettes comme Tant Pis, Lundi, etc. Je les aime ces chansons, détrompez-vous, et j’aime Monsieur Mono, mais sur la scène qui accueillait les performances rock des Francos, je m’attendais à voir les Chiens en feu. Que nenni! Bref, les gens quittaient tranquillement et c’est lors de la dernière chanson que le groupe s’est finalement mis à l’oeuvre. Hélala… Mais bon, je les aime d’amour et je garderai en tête l’excellent spectacle vu au Va-et-Vient, il y a de ça environ 5 ans…

Jour 10 : Ta yeule! Vis ta vie pis reste en vie!

Soirée spéciale pour les 20 ans du hip-hop au Métropolis. J’avais hâte de voir ça et surtout d’entendre ces «classiques» de la culture hip hop québécoise. Les grands du milieu y étaient pas mal tous et le public en a eu pour son p’tit 20$. Tout de go, je vous avoue que je m’y connais peu en hip hop et que j’y allais surtout pour faire mon éducation. Au moins, je ne suis pas trop poche, je connaissais Dubmatique (oui, La Force de Comprendre, yo!), KCLMNOP (pas lui, mais un remplaçant digne du nom : Shoddy!), Yvon Crevé, Anodajay doublé d’un Raoul Duguay en feu (!!!), Omnikrom et Loco Locass. J’ai re-découvert Sans Pression et Muzion, ces derniers qui ont donné La Vie Ti Nèg’ à une foule qui en redemandait! Pour la première fois, je voyais L’Assemblée, Accrophone et Sir Pathétik et je me suis dit que je préférais mes valeurs sûres. Plusieurs autres se sont présentés et DJ Shortcut a spinné toute la soirée (je crois bien). Je dois avouer que je suis ben p’tite et donc, au Métropolis, je ne vois que dalle. Dommage car la performance des B-Boys et la B-Girl (j’ai seulement réussi à en voir une, j’imagine donc que c’est la seule) semblait passionnante sur les télés du balcon. Bref, une soirée incroyable pour la foule qui s’était rassemblée pour l’occasion. Un public très jeune s’y trouvait, ce qui m’a un peu surprise, mais pas tant puisque même si le hip hop québécois a 20 ans (environ) ses fans sont nés avec lui. Moment clé de la soirée : Omnikrom qui se fait huer après sa performance devant un public hyper froid. Comique comique comique. J’ai failli en renverser ma bière tellement je ne m’y attendais pas.

Fin de soirée intéressante au show de Xavier Caféine que je voyais pour la première fois. Je suis un peu amoureuse de lui depuis feu le groupe Caféïne. J’avais pas mal hâte de sortir du Métropolis pour me rendre à la fameuse scène Molson Dry. Une bonne performance de celui qui a lancé il y a quelques mois son Bushido: bien rodé, le spectacle (que j’ai vu à moitié) alignait chansons du dernier opus et de Gisèle. Les fans étaient heureux et lui aussi, il faut croire. Les Francos se terminaient en beauté, yé! Bon, on passe au jazz, astheure.

 

3 commentaires
  • [...] This post was mentioned on Twitter by André Péloquin, BangBang. BangBang said: Francofolies jours 8, 9 et 10: Julie Ledoux, sur son blogue : Base-Art Visuel http://bit.ly/cWzEEl [...]

  • Josée
    21 juin 2010

    Salut Julie,
    je voulais juste te mentionner qu’il y avait 4 DJs
    DJ Shortcut, DJ Blast, DJ Nerve et DJ Manifest

  • Julie Ledoux
    21 juin 2010

    Je me disais, aussi, que j’avais raté de quoi! J’en ai vu deux (je crois) – et DJ Shortcut m’a marquée – mais les deux autres, je les ai ratés complètement!
    Merci beaucoup de l’ajout!

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Julie Ledoux

Pourquoi faire, un slogan? J'vends pas d'chars...

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