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Baz'Art Virtuel

Courtney Wing au FIJM : je suis en retard, mais je me soigne

Julie Ledoux
6 juillet 2010

Pas au FIJM mais belle photo tout de même...

Oui, Courtney Wing était en spectacle au Savoy du Métropolis le jeudi 1er juillet 2010. Nous sommes maintenant le 6 juillet 2010. On a eu le temps de vivre une journée nationale de déménagement (sauf pour moi), une fin de semaine à la campagne (pour moi) et la moitié de mes partys de fête (oui, c’était ma fête hier). N’empêche, même si je suis en retard pour vous faire part de mes émotions liées à cette soirée du 1er juillet, j’y tiens.

J’y tiens parce que le Savoy, je l’aime cette salle-là. En fait, c’est vraiment le seul point positif au Métropolis (que je n’aime pas). Une belle salle drapée qui empêche les sons extérieurs de se mêler de nos affaires. Près de 100 places, je dirais. Une ambiance feutrée mais qui porte quand même. Simple. Efficace. J’aime ça.

Bref, Courtney Wing y était de passage le 1er juillet et a livré une performance à la hauteur de son dernier album, Bouquet of Might and Fury. L’ayant rencontré l’hiver dernier pour Bang Bang, j’avais quand même hâte de voir ce que ça donnait en spectacle, cet oiseau-là!

Ça donne une performance un peu en dents de scie mais somme toute bien inspirée. Dans une atmosphère feutrée, mais «orchestrale», Wing et ses acolytes ont su tout de même gagner le coeur du public parsemé. Divisé en deux parties d’environ 45 minutes et alignant les chansons de son dernier album, Courtney Wing et ses musiciens ont fourni une belle prestation. On y a entendu Celebration, Chances, Holler, Jolie in July, The Cruel of Fair, Tragic Blonde, ainsi que plusieurs autres compositions du Canadien originaire de Vancouver. L’ajout de quelques membres du Liederwolfe – la chorale qui l’accompagne désormais – a grandement amélioré le rendu de certaines chansons qui auraient pu tomber à plat. Les musiciens sont talentueux, mais j’avais l’impression que Wing se perdait parfois dans certaines pièces, entraînant les autres du même coup.

En nous offrant quelques reprises, Courtney Wing a su redonner un peu de pep à sa performance. En plus de  Cyprus Avenue de Van Morrisson et  ‘Till I gain Control Again de Willie Nelson, l’auteur-compositeur-interprète nous a aussi offert Fool’s Gold, une chanson de Lhasa de Sela, artiste qu’il appréciait énormément. De belles performances émouvantes, moins introspectives mais tout aussi poignantes.

Si les chanteurs de Liederwolfe ont parfois eu l’air de s’emmerder royalement, leur ajout changeait réellement certaines pièces du tout au tout. Le public était alors enveloppé de leurs voix mélangées et se laissait séduire par la portée et la justesse de leurs notes.

Bref, je retournerai encore maintes fois au Savoy, ne serait-ce que pour découvrir des artistes et retrouver l’ambiance enveloppante de cette salle…

Un commentaire

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Julie Ledoux

Pourquoi faire, un slogan? J'vends pas d'chars...

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