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Baz'Art Virtuel

Osheaga 2010 : coups de coeur et coups de barre-boule-bâtondebizebâl

Julie Ledoux
2 août 2010

Puisque je suis allée à Osheaga pour mon pur plaisir, payant ma passe pour la fin de semaine (oui oui, comme une grand’fille qui travaille pis toute), je vous résume cette fin de semaine musicale en coups de… (lisez le titre). Pas de compte-rendu, oh non! Juste du plaisir et du bon bitchage.

Edward Sharpe and The Magnetic Zeros : Drôles de bonshommes, surtout leur leader «preacher» de la bonne nouvelle. Parce que oui, c’était une sale bonne nouvelle de voir ce groupe sur scène avec leurs mélodies vraiment joyeuses et entraînantes. On ne peut pas être triste en écoutant les pièces de ES&TMZ. Surtout si vous allez aux glissades d’eau. Il paraît. En plus, c’est hippie à souhait (moins le LSD… quoique…). Juste à voir leur page d’accueil, j’ai le goût de me faire des tresses dans les cheveux, de porter des vêtements délavés et d’enlever mon soutien-gorge. La bonne nouvelle, j’vous dis.

Little Scream : Vraiment un groupe intéressant, avec une chanteuse multi-instrumentiste au charme sympathique et une flûtiste aux bras drôlement musclés. Un détail, mais ça m’a marquée (juré, je n’arrivais pas à regarder autre chose!). Little Scream, c’est avant tout Laurel Sprengelmeyer (ceci est un copié-collé parce que je ne suis même pas capable de prononcer son nom) qui nous invite dans son monde folk sans nous gaver de pièces sirupeuses, beiges et/ou ennuyantes (ça boume, Sarah Harmer?).

K’naan : Ok, tous les blogueurs de Bang Bang détestent K’naan. Sauf moi. J’m'en fous. Y’est bon son album, OK LÀ! Sur scène, par contre, vraiment moyen… Décevant.

Japandroids : J’ai envie de faire un commentaire constructif mais… non. Pas super. Et mon point suivant vous fera sans doute comprendre le porque de la chose.

L’ostie de scène Piknic Electronik (avec 28 K) : J’aimerais ne parler que de cette scène tellement c’était ridicule. Oui, le Piknic Electronik est populaire. Oui, ça vaut la peine de l’intégrer à Osheaga. Mais on peut-tu l’intégrer plus loin, (sacre) ?! Parce qu’on s’entend que justement, on n’entendait rien que le beat prononcé de cette scène-là quand on se rendait à la Scène Verte et la Scène des Arbres (qui a perdu son beau petit dôme jaune et blanc… chou.). Et, honnêtement, à part Major Lazer et peut-être Lunice, la place était généralement vide ou presque. Pas de blagues. (Hey, ostine-moi pas! Au nombre de fois que j’ai fait le tour de ce site-là, j’peux te nommer les écureuils par ordre alphabétique!). Bref, un gros coup de bâtondebizebâl. L’année prochaine, on garde la scène mais on la fout vraiment plus loin. COMME L’ANNÉE PASSÉE, TSÉ.

The National et Arcade Fire : pas de découvertes là pour moi. Je les aime tous les deux, pour le vrai. Je vais le dire, je ne suis pas celle qui trippe le plus sur le dernier album d’Arcade Fire. Pis on s’en fout, j’ai ben le droit de ne pas leur donner quatre étoiles, moi. The National, je les aime d’amour. Arcade Fire, je les aime comme mes cousins. Beaucoup, mais on se garde une p’tite gêne.

Seu Jorge & Almaz : Je suis déçue, j’ai raté ça. Je me remettais de la veille de 13h40 à 14h20.

The Black Keys : Ben coudonc. C’est vraiment bon.

The Cat Empire : Boooooon. J’avais hâte. C’était moyen. Mais bon, on s’entend qu’ils sont en fin de tournée (c’était le dernier show de cette tournée, d’ailleurs). Et finalement, je ne sais même plus si j’aime ce qu’ils sont devenus. ‘sont rendus propres, sages et V-Neck style. Les hits sont toujours bons (Chariot, Two Shoes, etc.), mais les plus récentes m’ont laissée un peu de glace.

Snoop Dogg : IN-CRO-YA-BLE. Et je ne parle pas de la performance qui était quand même à la hauteur des attentes (avec un sale nombre de hits que même moi, je connaissais). Mais tsé, c’est Snoop Dogg : est-ce que c’est vraiment le gars qui a le plus d’expression au monde? Pas vraiment. Ça compte pas de demander à la foule si elle «smoke» du «weed» ou si elle aime «to get drunk». C’est clair. Qui qui va te dire «Oh, non! Pas moi, Snoop. Je ne fais pas ça. Je préfère la pêche. Mais aime-moi pareil, steplê.» Bref, ce qui est incroyable, c’est que j’avais Snoop «Doggy» Dogg devant moi, à moins de 50 mètres !!! (Mettons. 100, si on ne compte pas les écrans géants.) La dernière fois que j’ai été aussi près de lui, c’était devant mon écran de tivi, cry! Ce fût un moment excitant. Pour vrai.

The Jon Spencer Blues Explosion : J’en ai attrapé la fin et c’était vraiment surprenant! À part «l’ostiedescènepiknicelectronik» qui me faisait regretter de vivre, les rythmes explosifs (oh my! JE SUIS DRÔLE!) du groupe m’ont réellement plu. On s’en reparlera quand j’aurai expérimenté leurs enregistrements.

Sonic Youth: C’était cool la première année. Ça avait l’air encore bon cette fois-ci. En tout cas, la dernière toune l’était.

Metric : J’ai découvert qu’Emily Haines était capable de faire le robot en talons hauts.

Weezer : Ouaip. Ma première fois. Et j’étais accompagnée d’un fan fini qui voulait rompre avec son groupe préféré. Ce qui n’est pas arrivé parce que c’était une sale performance! Rivers, câline! À quoi tu pensais? J’imagine que c’est le fait que ton bassiste ait manqué de glace pour son café glacé qui nous a valu cette folie incontrôlable. J’aime ça! Vraiment, les faces réjouies des machinistes qui démontaient après le show de Metric quand tu t’es pointé sur la scène de la montagne valaient plus que le prix de ma passe de deux jours! Et puis, avez-vous compris l’ironie dont faisait preuve Cuomo (consciemment ou non) en se rendant dans la zone VIP en chantant Beverly Hills ? Ben, moi, oui. C’était aussi jouissif que se moucher après une journée à Osheaga.

En conclusion, la «navette maritime» : Elle existe ou pas? Vous avez des pubs l’annonçant dans le journal et deux belles grosses affiches au fond du site, à côté de «l’ostiedescènepiknicelectronik», mais y’a personne pour nous dire où et à quelle vraie heure elle passe : saviez-vous que 22h30 (en français) = 11:30 pm (en anglais) ? Ben, moi non plus. Come on la sécurité et l’information! Un peu de rigueur! On (pas juste moi) l’a trouvée, finalement, la navette. Et ça valait la peine! Beau concept à développer, si vous voulez vraiment (vraiment?) mon avis. On s’est évité l’enfer du métro, on a vu les étoiles et quelques rapides dans le fleuve, on s’est dégagé les bronches et on a pris le métro avant que vous n’embarquiez dedans.

Et c’est vraiment pas mal tout. La bouffe était pas mal. Je ne suis pas si végé, alors j’ai combiné hotdog d’un stand quelconque et repas végé du pick-up. Bravo. Oh pis, crime, au risque de sonner snob, bravissimo pour le «Bar à vin». Sérieux, tant qu’à payer je sais plus combien pour une Bud flat, autant investir dans un verre de vin (ou même une demi-bouteille) qui va faire la job autant que rafraîchir.

Je pars en vacances (dans une semaine). Ça suffit, les festivals, là.

5 commentaires
  • [...] This post was mentioned on Twitter by André Péloquin, BangBang. BangBang said: Osheaga 2010 : coups de coeur et coups de barre-boule-bâtondebizebâl: Julie Ledoux, sur son blogue : Base-Art Visuel http://bit.ly/ayOQo4 [...]

  • Yanick klimbo T!
    2 août 2010

    Le Baccardi fessait dans le dash aussi! Tellement de sucre là-dedans, j’ai eu un high…

  • Cyn
    3 août 2010

    Merci l’amie pour ce super compte-rendu!
    Moi en tant que « grand’fille qui travaille pis toute » mais qui étudie encore (!) je n’ai pas pu y être. Mais ton texte m’a permis de me régaler! Suffit le niaisage, je t’accompagne l’année prochaine!

  • Julie Ledoux
    3 août 2010

    @Klimbo: Bravo pour ton courage pour Le Bacardi Breezer… j’ai pas osé…

    @Cyn: YÉ!!! On va souhaiter que le line-up soit aussi intéressant que cette année et que la scène du Piknic Electronik soit VRAIMENT PLUS LOIN. ;)

  • charity bernhard
    6 août 2010

    Mention toute spéciale à Rich Aucoin. Je dédie ma carte itunes à cet haligonien qui a remplacé à pied levé Cage The Elephant de forte belle manière.

Baz'Art Virtuel

Julie Ledoux

Pourquoi faire, un slogan? J'vends pas d'chars...

Julie Ledoux