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Baz'Art Virtuel

FME 2010 (Jour 3, 2/2) : rester sur sa faim (pas encore joui trop vite)

Julie Ledoux
5 septembre 2010

Bon-bon-bon-bon-bon-bon-bon. Bon. Bon.

Finalement, amis Pouèles, je n’ai pas vu The Melvins. À en croire vos nombreux commentaires lus sur le web concernant le show à Montréal, il semble que j’ai raté tout un spectacle. Mais, la fatigue et le superbe billet écrit hier soir ont eu raison de ma volonté.

Bref, je me suis tout de même déplacée pour voir à minuit soit A) The Sadies au Resto-Pub La Forteresse ou B) Parlovr au Cabaret de la Dernière Chance.

Finalement, il n’y eut pas de A puisque les quêteux (i.e., tsé le monde des médias qui veulent avoir des passes pour couvrir un festival) n’avaient plus le droit de rentrer à 23h45. Bon. Spécial. Surtout que tous les détenteurs de billets étaient déjà à l’intérieur et qu’il restait de la place. Je sors dehors, un brin frustrée, je dois l’avouer. Qui donc croise-je-je? Michèle Ouellette et sa bande, de même que Chantal Archambault et sa bande qui se sont aussi tous fait refuser l’accès au show des Sadies (sauf Michèle O. elle-même qui était déjà là à mon arrivée. Je sais pas comment elle s’y prend, elle. M’a lui demander des conseils après son show cet aprèm.). Mais que se passe-t-il donc?, m’interrogeais-je. Je sais ben pas. Avoir une passe semble tout à coup être un fléau. JE VOUS AMÈNE LA PESTE! MOUHAHAHAHA! Ben coudonc.

Je tente donc de rejoindre André Péloquin au Cabaret, dans le but de pouvoir, peut-être, si possible, svp, entendre de la musique quelque part. Tsé, après tout, je suis venue pour ça, non? Je reste encore sur ma faim en voyant nos EstebanZia faire la file derrière le Cabaret. VOUS AVEZ DES PASSES? NOOOOOOOOOOOON!!! RESTEZ DEHORS! J’exagère, mais c’était pas mal de feeling qui se dégageait à nouveau. Sauf que là, les filles à l’entrée (de l’arrière) nous ont au moins prévenus qu’il fallait faire rentrer les détenteurs de billets avant. Fair game. Pas de trouble, je comprends ça. On attend une dizaine de minutes, mais Bob (?) fait soudain son apparition. Celui qui selon moi s’appelle Bob, un chanteur français invité par le festival (enfin, je crois… il avait quand même une PASSE…) arborant un Mohawk/coupe Longueuil rose fluo nous lance ses chansons comiques tout en nous dégelant un peu le corps qui, ma foi, se faisait raide pas mal.

Idée de même à lancer au FME : c’est pas mal agréable un chansonnier qui te change les idées pendant que tu attends dehors. Je vous suggère fortement de continuer dans cette voie et de les multiplier, ces petits entertainers.

Toujours est-il qu’on a finalement mis les pieds dans le Cabaret. Parlovr s’amusait vraisemblablement sur scène. Enfin, à ce que j’entendais parce que je ne voyais évidemment rien. Je dois avouer que je les aime beaucoup et que j’ai apprécié ré-entendre les pièces de leur album éponyme. Nonobstant mon amour pour eux, je tente à nouveau (après 30 minutes de Parlovr) de me rendre à la Forteresse. Tsé, tout à coup qu’eux aussi voulaient faire entrer les billetteux avant les quêteux. Je m’essaie : je rentre (je sue déjà, malgré le froid), je regarde au loin (ok, y’a encore de la place), j’avance et… OH NON! Spottée par une préposée (je ne trouve pas de qualificatif plus approprié) qui me regarde épouvantée, l’air de se demander si elle va VRAIMENT attraper la peste si elle me laisse passer. Trop tard. Sa peur lui fait faire de grands signaux me laissant croire que je ne peux ABSOLUMENT PAS rentrer. Bon, sérieux là, je suis fâchée. Je suis capable d’entrer deux fois (parce que j’y suis retournée après, tsé) facilement au Cabaret qui est paqueté, mais incapable d’entrer à la Forteresse où il reste encore de la place. J’comprends rien. Je passe à un autre appel. Je n’aurai finalement pas vu les Sadies en spectacle (Damn it!) à Rouyn-Noranda. J’aurai même manqué leur prestation surprise (pour les collègues de Voir. TV) dans une épicerie en après-midi.

Bon, comme les deux heures du mat’ approchent et qu’on espère pouvoir voir Misteur Valaire à l’Agora des Arts, on se dépêche de se rendre là-bas pour pouvoir entrer. Tsé, maintenant, on sait c’est quoi la game : t’arrives tôt ou tu te gèles les gr’lots. Y’est moins vingt. On monte. On ouvre la porte. Ça va bien jusque là. Pis that’s it. Une dame pas mal maman-frue nous somme de sortir immédiatement et de revenir à 2h. On n’a encore rien dit, là. Pis elle nous pousse. Hmmm. Madame, on ne va pas vous péter la yeule pour rentrer donc, tu peux nous le dire gentiment sans nous faire sortir à grands coups de pieds dans le derrière. Oh pis tu peux aussi FERMER LA PORTE si tu veux que le monde reste dehors. Un conseil comme ça.

Bon, 10 minutes plus tard, je pense qu’elle en a eu assez de répéter 20 fois la même chose et elle décide – avec sa bonne grâce – de nous laisser entrer. GOOD. Une drôle de salle. Une église avec du tapis pis des spots. L’acoustique doit être bonne, j’imagine. À 2h05 (mettons), Pompe Tes Pipes nous fait son set de DJ. J’avais pas réalisé qu’on était dans un rave jusqu’à temps que je vois les lightsticks. Ok, j’suis pas dedans, gang. Mais je me force. J’essaie. J’attends Misteur Valaire, après tout. Après une heure d’attente (parce que je me sens dans un party de secondaire, j’ai moyen le goût de danser), les Valaire arrivent, tout feu tout flamme (mettons) et me sortent de ma léthargie. Comme je suis assommée ben raide, je suis restée pour les cinq premières pièces mais sans manquer Ave Mucho (chantée par Luis Clavis) et une ou deux pièces où les gars enlèvent leurs lunettes pour lâcher lousse leur intensité. Puis, je suis partie ronfler. Les EstebanZia sont restés jusqu’à la fin de MV. Ils sauront vous convaincre que la vie vaut la peine d’être vécue quand on assiste à un show de Misteur Valaire.

Cet aprèm, le iPod Battle d’Éric Parazelli devrait attirer quelques fans et notre André Péloquin national y sera un juge féroce et sans pitié. Je vais clairement aller assister au massacre. En 5@7, Michèle O. devrait offrir une bonne performance au Trèfle Noir devant son public chéri d’Abitibi. Ensuite, la soirée Hip-Hop (7 ans de 7e ciel, encore une fois) et, (oh oui, je vais y aller me faire défoncer la yeule et les tympans) la Nuit Métal! Oh my… vous allez pouvoir rire de moi en masse, amis pouèles.

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Julie Ledoux

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