BangBang : bangbangblog.com

Baz'Art Virtuel

«Ma première fois au FME» : ze end

Julie Ledoux
7 septembre 2010

Bon, c’est fini. De retour à Montréal depuis hier soir. De retour dans la folie du boulot depuis hier soir aussi. Montréal, tu m’énerves pour ça : c’est ben trop facile d’être disponible. Rouyn, je t’aime pour ça : j’étais loin, mais bien.

Abitibi, sous ton tipi, je suis bien (ceci était un poème)

C’est pas si pire, là, Montréal. Mais quand même. Après 4 jours en Abitibi, je me suis éprise de la région (que Esteban et Zia nous ont bien fait découvrir malgré leur faiblesse gastrique) et j’ai déjà hâte d’y retourner! Le frette? Pas grave! Y’a des soupes à l’oignon au Cellier du Noranda pour nous réchauffer! Oh, le Cellier, c’est ce resto-bar à vin qu’on a expérimenté dimanche soir, lorsque nous n’étions plus capables de l’automne précoce. Très drôle. Lire le billet des EstebanZia à ce sujet. La description y est parfaite.

Frette + fatigue = dodo (cette équation exprime le fait que j’ai raté la Nuit Métal)

Malgré toute ma bonne volonté présente dans mon corps de jeune fille dimanche matin, je n’ai pas été capable de me rendre passée le spectacle hip hop. Le iPod Battle de Parazelli fut une réussite grâce aux folles équipes en présence (et notre boss qui retrouvait sa fougue d’animateur radio en tant que juge invité). J’ai trouvé très drôle qu’un duo Belgique-France remporte les honneurs contre des super-journalistes (Philippe Papineau et Philippe Renault), mais les deux équipes ont vraiment tenu en haleine la (tout de même) très imposante foule présente Chez Bob. C’était d’ailleurs ma première présence en ce lieu culte, ayant manqué (ou évité) tous les 5@7 qui y ont eu lieu pendant le FME.

Mon dernier 5@7 (cet intertitre est nostalgique)

Michèle O. (la fille et le band!)

Michèle O. a ensuite remporté l’une des palmes de mon palmarès de mes shows favoris du FME. 1) On l’aime. 2) Son band est tight. 3) Elle avait la caméra de Péloquin pour nous filmer pendant le show! J’ai hâte de voir ça, c’te journal intime de Michèle O. au FME! Bref, son country-folk me plaît et le Trèfle Noir était plein en ce dimanche après-midi (slash «lendemain de veille») pour accueillir la native de Lebel-sur-Quévillon (Frappe-moi de ta foudre Ouellette si je dis n’importe quoi!). Reprise de Oh! Darling des Beatles (groupe émergent à découvrir) et Neighborhood #1 (Tunnels) d’Arcade Fire. Vraiment de bonnes reprises, efficaces, appréciées et sympathiques, voire émouvantes. C’est cool, pour une fois que je comprenais les paroles d’une toune d’Arcade Fire… Pas pour t’écoeurer, là, Win Butler, mais la Ouellette, elle articule mieux que toi.

Ouais, ouais (ces deux mots sont les seuls appris par ZPN)

Bref, puisque le spectacle hip-hop s’est déplacé à la salle Évolu-Son (beaucoup trop petite pour toute la crowd qui voulait se frayer une place au soleil devant leur dieu Anodajay), il a débuté plus d’une heure trente en retard. Le public était fébrile, jeune, un peu fou, mais quand même sympathique. Ils savaient pas mal tous et toutes que c’était «à soir que ça s’passe». Je me serais vraiment passée de la première partie de ZPN qui a demandé beaucoup trop de fois de «faire du bruit» à une foule qui se disait certainement «Hey! Prouve-nous donc d’abord que tu mérites qu’on t’en fasse, du bruit! Tsé, sur le Plateau, le bruit, on paie cher pour en faire!».

Bref, après avoir revu une amie du secondaire et fais quelques stepettes dehors (J’ai découvert que je pouvais imiter un bassiste jazz et/ou France Book de Misteur Valaire en faisant de la Air Bass. I rule.), je me suis dit «Anodajay, j’te prend en photo avant de m’en aller. Je te garde dans mon coeur pis j’ai ben aimé ton NeighborWood.» Dans cette chanson, il y a un jeu de mots entre «Neighborhood» et «Wood», comme dans «forêt» ou «bois». On se rappelle que le fils illégitime de Raoul Duguay vient d’Abit’.

Ça, c'est le plus près que j'ai été d'Anodajay. Unmendné, je pensais qu'il me regardait dans les yeux.

J’ai pas vu Samian. J’étais déçue.

En conclusion (ceci est un marqueur de relation)

J’ai choisi de conclure avec quelques recommandations pour les organisateurs du FME qui sauront bien s’en foutre au moment opportun (maintenant). Mais bon, pour que ma conscience me foute la paix, j’aime mieux le dire maintenant que de chialer l’année prochaine (parce que oui, FME, je vais vouloir y retourner, bon).

1) J’ai aimé ça, le FMEAT. Pour le vrai. J’ai le goût, vraiment, d’y retourner.

2) Tsé, Bob, l’espèce de Renaud au Mohawk rose qui nous rendait la vie plus facile à l’extérieur des salles? Ben, ce serait une ben bonne idée d’en avoir plus comme lui. Sur des mini-scènes un peu partout à la sortie ou à l’entrée des bars/salles. Il avait l’air d’avoir du fun, même sous la pluie, même dans le froid. Même s’il n’avait comme scène qu’une poubelle. Des minis-happening un peu partout, dans des salles presque vides comme le resto Chez François (où on voulait aller souper mais qui avait définitivement fermé ses portes…) ou à l’Espace Noranda, on aime ça. On en veut encore plus, FME.

3) Les scènes extérieures, c’est une bonne idée. Et je dirais même que c’est quand même une bonne idée, même s’il fait froid. Il devrait bien y avoir un moyen de faire des scènes extérieures qu’on peut couvrir, le moment venu (quand il pleut comme samedi ou dimanche dernier). Pis tsé, ça doit bien exister des éoliennes temporaires pour faire fonctionner des chaufferettes! Je suis certaine que le savoir-faire abitibien pourrait nous trouver une solution. Y’a rien qui dit plus festival que des scènes extérieures. J’aurais été game d’écouter du hip hop dehors sous un toit temporaire en clabord, et chauffée par des éoliennes!

4) FME, t’es victime de ton succès. 17 000 festivaliers, c’est dur à paqueter dans 3 ou 4 bars pour tes 5@7. Soit tu multiplies les événements, soit t’ajoutes des salles plus grandes pour les Bernard Adamus et autres Sadies de ce monde. Qu’est-ce qui est arrivé à ta salle de spectacle Le Paramount? On m’en a dit le plus grand bien.

5) FMEAT, j’te jure que t’es pas une histoire d’un soir. Les relations à distance, ça se peut, promis. On va se revoir l’année prochaine et ce sera encore une aventure remplie de belles nuits chaudes et mouillées.

Arrêtés par des travailleurs en break de lunch sur la 117 en plein Parc de La Vérendrye, on voit des matantes sortir leurs chaises de leur Winnebago. Pis on les juge.

Moi, j'ai surtout le réflexe de me dire que c'est beau en cry, l'Abitibi.

Pas encore de commentaire.

Baz'Art Virtuel

Julie Ledoux

Pourquoi faire, un slogan? J'vends pas d'chars...

Julie Ledoux