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Baz'Art Virtuel

Coup de Coeur Francophone – Jour 5 : Show cool au Verre Bouteille (2e partie!)

Julie Ledoux
9 novembre 2010

Comme votre Pimbêche préférée vous l’avait annoncé un peu plus tôt, on fait du team work et je vous relate la seconde partie du Show Cool au Verre Bouteille.

Non mais tsé, quand tu dis «show cool», dans ma tête ça sonne un peu comme : «Hey! J’fais un party dans mon sous-sol! Mes parents sont pas là, on va écouter des films pis il va y avoir des chips pis de l’Orange Crush!» Mettons que je n’étais pas gagnée d’avance.

Et puis, malgré mon air marabout de «le-bus-est-passé-dans-ma-face-pis-j’ai-du-marcher-25-minutes-sous-la-pluie-pour-arriver-en-retard-au-show-et-me-ramasser-dans-le-fond-du-bar», la soirée fut réussie.

Deuxième partie, après un entracte trop long de plus de 25 minutes.

Arrive sur scène Nicolas Jules. Un drôle de bonhomme. Un p’tit Français coquin et dépeigné, qu’on croit lambineux ou «jetlagstylecoeurdepirate». Un comique, aurais-je du préciser dès le départ. Au croisement entre Renaud et le chanteur de l’Ours, il nous a conquis avec sa chanson d’amour sentimentale «Klaxon» tirée de son dernier opus, Shaker. Puis, Jules nous a offert une reprise a capella de Fernandel, ce grand comique de la chanson française, dont – vous m’en voyez désolée – je ne connais pas le nom. Cependant, la «chorégraphie de voiture» qu’il a interprétée tout en chantant en valait grandement la peine.

La tant attendue Marie-Pierre Arthur fit alors son avancée sur scène en compagnie de Joël Lebreux à la guitare et, pour une chanson chacun, François Lafontaine et Damien Robitaille. Le premier accompagna Arthur sur la très connue «Pourquoi» puis, le second vint se prêter au jeu sur la «toune de char» (dixit Master P) de Richard Desjardins, «Boomtown Café». Un franc succès!

C’est seulement après Marie-Pierre Arthur que je remarque à quelle point deux chansons, ça passe vite, et que les changements entre les différents artistes sont très laborieux. J’aime la formule «tu chantes une de tes chansons sur ce thème et tu en reprends une d’un artiste qui fitte avec le thème», mais il faudrait peut-être penser à améliorer les transitions et la fluidité entre celles-ci.

Damien Robitaille a ensuite pris d’assaut la scène en interprétant sa pièce «Casse-Tête» et en mimant sa «conduite de ville» où, évidemment, on sort le coude en l’appuyant sur le bord de la fenêtre et on fait des signes aux filles qui passent. Lors de cette interprétation, j’ai pu repérer LA fan numéro 1 de Damien Robitaille : celle qui danse assise sur sa chaise en pointant les deux index vers le ciel en alternance. Groovy. Robitaille est passé ensuite à sa «conduite de campagne». Nous avons eu droit à un pot-pourri des meilleurs albums de trucks stops dont une chanson de Mich et Albert Babin, «C’est bon d’être en amour avec toi» en duo avec Marie-Pierre Arthur, et une de Paul Brunelle – «le roi des trucks stops» – «À tous mes bons amis», en duo cette fois-ci avec François Lafontaine. Et, on s’en doute, autant Arthur est née pour chanter du country, Lafontaine est un musicien hors-paire et a su improviser sans problème.

[Cela faisait environ 4 ans que j'avais vu Damien Robitaille sur scène. La seule et unique fois, ce fut au Bénélux - un bar coin Sherbrooke et Jeanne-Mance - lors de son passage à un 5@7 de CISM ou une session live, je ne sais plus. Ce bonhomme a bien vieilli et, même si je ne suis pas toujours fan de ses chansons, le voir sur scène est un p'tit moment de bonheur. Fin de la parenthèse...]

Enfin, le clou du spectacle, le maître de la toune de char, le fameux, Stephen Faulkner! Il a bien fait rire la foule lorsqu’il a avoué qu’il n’avait pas de voiture depuis 30 ans : «Ben oui, Si j’avais un char n’a pas de char!» Bienheureux ceux qui ont pu assister à ce spectacle puisque Faulkner a gâté son public en interprétant «Du gaz dans mon char» puis, le désormais classique «Si j’avais un char», chanté en coeur par la foule.

De beaux moments au Verre Bouteille en ce lundi soir pluvieux de novembre, malgré quelques accrocs scéniques…

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Julie Ledoux

Pourquoi faire, un slogan? J'vends pas d'chars...

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