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Baz'Art Virtuel

Coup de Coeur Francophone – Jour… 9 : Sunny Duval au Lion d’or

Julie Ledoux
13 novembre 2010

Ben oui, r’garde donc. Je suis allée voir Sunny Duval, notre Petit Tavernier en personne, au Lion d’or…


Puisque Été 67 terminait sa performance dès que j’ai mis les pieds dans l’antre du Lion – dommage, c’est un groupe à découvrir! -, j’ai eu amplement le temps de constater que l’endroit offrait encore de bonnes places assises. M’asseoir à un spectacle de Sunny Duval? Quelle drôle d’idée compte tenu du fait que sa musique est tout sauf reposante… Pourtant, le public s’était donné le mot : on s’assoit, on écoute, pis c’est ça. Peu de frénésie, donc. Problème de tables? Il est vrai que le Lion d’or et sa formule cabaret ne conviennent probablement pas au rock’n'roll de Sunny Duval et sa bande. Il y avait bien une petite piste de danse, mais une chance que des journalistes ça aime danser et qu’il y avait des courageux qui n’ont pas eu peur de se mouiller devant une majorité de spectateurs relativement amorphes. J’espère ne pas en offenser, mais vous avez couru après.

Alors, maintenant que le p’tit bémol est passé, passons aux choses sérieuses. Sunny Duval est aussi intéressant en chanson qu’en monologue. Lorsque l’équipée sauvage reprenait son souffle, Monsieur Duval se chargeait de nous changer les idées. Drôle, sympathique, tout plein de charisme que ça lui en sortait par les oreilles, il a prouvé une fois de plus qu’il méritait sa place en solo sur la scène musicale québécoise. Accompagné de 6 musiciens et chanteuses et de deux danseuses (de Charleston et autres danses de type cabaret), Duval pouvait se targuer d’avoir un groupe de l’ampleur de Canailles qui se produisait à l’Esco, hier soir. Étaient présentes, les fameuses Cuisses NoiresFelicity Harmer et Victoria Lord – de même que  3 musiciens (dont Patrick Nadon (Caloon Saloon) qui jouait debout à la batterie. J’étais impressionnée.), une saxophoniste (Je m’excuse Christiane, je n’ai pas retenu ton nom de famille. Mais tu étais déchaînée et c’était beau à voir!), un guitariste, un contrebassiste et les deux demoiselles en robes rouges et talons : la scène se remplissait et se vidait, variait en thèmes et captivait l’auditoire – ou figeait l’auditoire selon le peu de pas de danse effectués! (ok, je vais en revenir un jour…)

Bref, une soirée plus qu’agréable qui fait bouger les hanches et donner des coups de pieds bien placés (ah oui, j’ai fait trébucher une danseuse… ce n’était VRAIMENT PAS volontaire. Juré craché! Elle est sortie de nulle part! Désolée, mademoiselle, j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop longtemps…). Nous avons eu droit à plusieurs extraits de l’album Sein Noir Sein Blanc, dont la pièce-titre, ainsi que «Bi-ki-ni», «Rousse dans mon lit», «Tu m’appelles même plus quand t’es chaude», «Sauvage», et plusieurs autres tout aussi agréables dont «Boo-hoo!» – en réponse aux gouvernants -, une reprise d’Avec pas d’casque et une autre de Marcel Martel. Un super spectacle qui prouve que Sunny Duval est un excellent auteur-compositeur, de même qu’un interprète intelligent et juste (ou, comme je l’ai noté dans mon calepin, «un guitariste extrême»…).

Ce fut mon dernier spectacle au Coup de Coeur Francophone. Place maintenant aux RIDM dont j’ai déjà raté les trois premiers jours… Premiers comptes-rendus dès lundi!

3 commentaires

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Julie Ledoux

Pourquoi faire, un slogan? J'vends pas d'chars...

Julie Ledoux