BangBang : bangbangblog.com

Baz'Art Virtuel

GAMIQ 2010 (2e partie) : apprécier les petites choses

Julie Ledoux
15 novembre 2010

Puisque ma collègue Boutin/Lester se chargera de vous résumer la première partie du Gala de l’Alternative Musicale Indépendante du Québec qui se tenait hier au Studio Juste Pour Rire, je passe straight pipe à la seconde avec ben, ben, ben des photos.

2e partie : Go! Go! Go!

Royaume des morts arrive sur scène et nous gâte d’une belle prestation visuellement attrayante. Bémol : le minou rose avec des yeux lumineux, c’est… troublant. Pour le reste, chapeau bas.

Royaume des morts

Bernard Adamus qui remporte la 11e catégorie du GAMIQ, Révélation de l’année? Bien méritée comme récompense. On se dit que ça doit être vrai puisque même l’ADISQ l’a confirmé. Et si l’ADISQ le dit… Bref, j’aurais aimé une citation digne d’un «Devil Câlisse», mais j’accepte de ne pas en recevoir dans la face puisque Adamus compense en étant le seul gagnant dont j’ai pu voir la bette, tout grand qu’il est et toute petite que je suis.

Le grand Bernard

Et le grand est revenu sur scène pour les 15e et 20e catégories, soit Chanson de l’année et Artiste de l’année. Pump it up pour Bernard.

Une petite variante pour la 12e catégorie, Album Chanson de l’année, qui fut remportée par le très ému Fred Fortin pour son album Plastrer la lune. C’est toujours agréable de voir que des artistes, aussi connus soient-ils, apprécient encore les récompenses qu’ils reçoivent. «Ne rien prendre pour acquis», Fred Fortin l’a compris.

Fred Fortin

Il l’a tellement compris qu’il a aussi remporté le GAMIQ (On dit bien «remporter le GAMIQ de…», non?) d’Auteur-Compositeur de l’année (19e catégorie), amplement mérité, tout de suite après nous avoir offert une courte et imposante performance.

Retour dans le temps : le preneur de son des Besnard Lakes est arrivé à temps de Québec (où le groupe jouait hier soir) pour recevoir le prix remis au groupe pour l’Album Indie Rock de l’année. On leur pardonne de ne pas être présents, tsé, Québec, c’est loin…

Les gars de Misteur Valaire ne sont pas repartis bredouilles et ne se sont pas habillés tout propres pour rien. Ils ont remporté le prix du Spectacle de l’année pour le nouveau concept lié à Golden Bombay. Bien entendu, les concepteurs du spectacles ont été remerciés chaudement. Donc, Brigitte Poupart, Loïc Thériault et autres méritent bien cette reconnaissance de la part des votants.

Trigger quoi? Ah, Trigger Effect. Oui, okéééééé. Après avoir vu leur performance au GAMIQ, je comprends maintenant le concept de leur nom de band. Logique. Rapide, puissant et efficace, comme un one night réussi. On passe au prochain appel.

Trigger Effect (Tellement rapide qu'on ne se rappellera même pas du visage du chanteur. Comme un bon one night, j'te dis.)

Vidons-la don’ la question

Je vous en parle brièvement parce que je n’ai réellement rien entendu de leur animation (ou presque) tout au long du GAMIQ. En arrière des colonnes ou en avant. Près du house band (ouais, c’est bilingue le GAMIQ, yo) ou loin, près des animateurs ou d’un speaker ou loin d’eux. En tout cas, j’ai compris qu’ils faisaient des blagues et que c’était de l’humour, car il y avait quelques personnes qui semblaient se marrer en avant. Les seules interventions que j’ai pu apprécier sont celles de Mathieu St-Onge en Isabelle-déboulé-la-marche qui nous interprétait un «Saule inconsolable» version métal ainsi que son imitation d’Alex Nevsky en chest (ce qui a bien fait marrer ce dernier et le public). J’encourage donc le retour de Vidons-la don’la question l’année prochaine à l’animation, mais je vote pour un peu plus de «sketchs» et peut-être un peu moins «d’animation radio» (*** Voir section «commentaires» plus bas). Inutile de me dire que ce sont des animateurs de radio, je le sais. Mais je sais aussi qu’il faut s’adapter, parfois, et qu’il y a une différence entre l’animation radio et l’animation d’un gala. Une première animation du GAMIQ honorable puisque ce n’était pas simple simple et que le son était merdique (faut le dire).

Réjean

Ah ben coudonc, ils n’étaient pas seuls! Réjean Laplanche de Musique Plus était aussi dans la place. Une bonne idée, bien que sa présence était brève et principalement axée autour des performances musicales.

N’oublions pas non plus le fameux groupe maison (ou house band, si vous préférez) dirigé par Keuk (Gatineau, Maï Tai Orchestra).

Groupe maison - House Band

Bon, revenons à nos nominations.

Radio Radio a enfin pu satisfaire Coeur de Pirate en remportant le GAMIQ d’album Hip Hop de l’année et de confirmer : «C’est pas l’ADISQ mais…», ainsi que (parlant du trophée) «Y’est laid au début mais à la fin, y’est pas si pire.»

Radio Radio (ou «les préférés de Coeur de Pirate», c'est selon.)

Un Poirier absent a remporté le GAMIQ d’Album Électro de l’année devant plusieurs présents. Il devait être content (c’est pas une blague).

Enfin, Mlle Boutin/Lester vous en parlera sans doute aussi dans son compte-rendu puisque c’est sa catégorie chouchou (Moi, c’est définitivement DVD de l’année, vous l’aurez deviné.) mais je tiens à féliciter Sunny Duval et ses collaborateurs : Album Rock’n'roll de l’année, c’est flatteur, surtout quand on pense qu’ils font du Power Metal. (Ça, c’est une blague.) Bref, je pense bien que le tout Bang Bang est fier et Sunny Duval doit l’être aussi. Bien mérité.

Sunny Duval et son crew

Pour le reste, vous l’avez lu plus haut. Notons qu’Alex Nevsky a présenté le GAMIQ d’Auteur-Compositeur de l’année et l’a remis à Fred Fortin après un petit sketch bien drôle en compagnie des gars de Vidons-la don’ a question. J’vous l’avais dit que les sketchs-concepts, c’était une bonne idée.

Wow, j’allais presque oublié la performance de Death Boat! J’ai du être tellement impressionnée que je faisais un blocage… Bref, dans le cas de Death Boat, les photographies parlent d’elles-mêmes.

Death Boat

Death Boat

Death Boat

Death Boat

On souhaite longue vie au GAMIQ car c’est le genre de gala que j’aime. Efficace et sympathique. Toujours agréable pour les fans de pouvoir côtoyer leurs artistes musicaux favoris. Pas de ségrégation au GAMIQ.

6 commentaires
  • [...] This post was mentioned on Twitter by André Péloquin, O. Robillard Laveaux. O. Robillard Laveaux said: RT @andredesorel: KERPLUNK! La couverture du GAMIQ de @BangBangBlog en deux parties: http://bit.ly/b0udCv et http://bit.ly/d8Sej0 [...]

  • Anne
    15 novembre 2010

    Animation trop radiophonique? Pourtant Vidons-la don’ avaient du visuel à chaque segment!

  • André de sorel
    15 novembre 2010

    La façon de présenter leur gags (ex:lire des cartons, de longues présentations avant de finalement passer à la joke, etc.)

  • Julie Ledoux
    15 novembre 2010

    Pour ma part, du visuel pas visible (sérieusement, ce n’était vraiment pas donné à tous de voir leurs montages) associé à un piètre son (et ce n’est pas de la faute des animateurs!) et des textes lus, je ne trouve pas ça très «animation de gala»!

  • Claudia
    15 novembre 2010

    Ah, c’est tellement plate de lire ça!

    Tsé, plutôt que de juste souligner ce qui a foiré dans le technique, c’aurait été intelligent de mentionner d’autres points de leur animation, comme le contenu par exemple, qui était tellement pertinent et qui a du leur demander un solide travail de recherche.

    Ou peut-être la marginalité de la prestation, aussi.

    Ou même juste leurs outfits agencés clairement achetés pour l’occasion!

    Mathieu Saint-Onge et Luc Archambault se sont donnés au complet pour ce petit gala de hipsters-là. Je trouve ça ben plate que personne ait jugé bon de le mentionner.

  • Julie Ledoux
    15 novembre 2010

    Claudia,
    J’imagine qu’ils «se sont donnés au complet» comme tu le dis. J’en suis convaincue, même. Sauf que, pour ma part (et je le répète encore une fois que ce n’est que mon opinion), je n’ai pas pu l’apprécier. Et ce n’est pas parce que l’effort y est qu’il faut se retenir de suggérer certaines améliorations. Il n’y a pas tant de choses qui ont «foiré» côté technique, cependant. Et, je dois dire – comme je l’ai écrit dans le billet – que j’aimerais bien qu’ils reviennent à la barre de l’animation du GAMIQ l’année prochaine.

Baz'Art Virtuel

Julie Ledoux

Pourquoi faire, un slogan? J'vends pas d'chars...

Julie Ledoux