BangBang : bangbangblog.com

Baz'Art Virtuel

RVCQ 2011 – J’m'en va r’viendre : portrait touchant et sincère de Stephen Faulkner

Julie Ledoux
25 février 2011

C’est dans un auditorium bondé, voir débordant de toutes parts, qu’amis, admirateurs, familles et autres «journaleux» s’étaient réunis pour découvrir l’univers de Stephen Faulkner, capté par la cinéaste et productrice Sarah Fortin. J’m'en va r’viendre – du titre d’une des chansons de Faulkner – touche et surprend par sa sensibilité, sa photographie superbe et la capture sonore précise et fraîche.

J’ai assisté pour la première fois de ma vie à une prestation de Stephen Faulkner au Coup de Coeur francophone, l’automne dernier. Il était là, tout simplement, humblement, comme invité lors de la soirée du «Show cool», au Verre Bouteille. J’étais tout excitée lorsque j’ai entendu son nom! J’étais loin de me douter qu’il s’agissait là de l’une des rares représentations de feu-Cassonade. Et c’est ce que j’ai découvert dans le superbe documentaire réalisé par Sarah Fortin et son équipe. Superbe parce que les images en noir et blanc sont d’une qualité remarquable, le grain y étant frais et bien exposé à chaque prise. Superbe parce que la prise de son et les chansons choisies reflètent autant le talent de l’artiste que celui des musiciens qui l’accompagnent ou qui ont travaillé avec lui. Superbe parce que la recherche y est exemplaire, fouillant suffisamment dans le passé de Faulkner sans trop s’y attarder, rapportant ses activités d’aujourd’hui – le «point de mon retour» comme il le dit si bien -, ses problèmes d’argent et autres, sans toutefois jamais tomber dans le misérabilisme et la pitié.

Au visionnement de J’m'en va r’viendre, on rit parce que Faulkner est un homme plein d’humour, on pleure parce qu’on aimerait qu’il soit apprécié à sa juste valeur, on se fâche parce qu’on aimerait qu’il se donne lui-même un coup de pied au derrière pour composer et enregistrer de nouvelles chansons – il le dit lui-même «J’suis paresseux» -, mais avant tout, on est ébloui par la vie de ce gars de ville originaire de Ville d’Anjou, qui a sillonné les routes du Québec en compagnon de Plume (dans Plume et Cassonade ou dans le Plume Pouding) ou en solo, ravissant les adeptes de country dans toutes les régions.

À voir dès que le film sera présenté au cinéma! (Dans les semaines à venir, je crois bien!)

Pour ma part, hier était ma dernière soirée aux RVCQ. Le festival est un peu plus vieux que moi et c’était la première année où j’assistais aux représentations préparées avec soin par l’équipe des RVCQ. Honte à moi, bien sûr. Cela dit, j’y retournerai l’année prochaine, oh oui! Parce que maudit qu’on fait du bon cinéma au Québec!

Un commentaire
  • PM
    28 février 2011

    Merci pour ce bel article. Le film sort en salles le 24 Mars au Parallèle et le 25 Mars au Beaubien, à Montréal. Devenez amis sur Facebook pour être tenu au courant des autres sorties.

Baz'Art Virtuel

Julie Ledoux

Pourquoi faire, un slogan? J'vends pas d'chars...

Julie Ledoux