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Baz'Art Virtuel

Les Dorothée – Once night stands et romance cheap (Un peu en retard, mais c’est Pâques, on en profite…)

Julie Ledoux
24 avril 2011

En retard et pas d’excuses, sauf le manque de temps (Pfff, du temps, Julie? C’est quoi ça? Arrête de te plaindre!), voici une petite critique du dernier album des Dorothée, critique que j’ai tout de même faite à CIBL le jour du lancement, le 22 mars dernier. Kin, toé.

Entre les Sainte Catherines et Les Goules, Les Dorothée demeurent encore méconnus du grand public, malgré d’excellents coups musicaux, tout au long de leur carrière. Tendant parfois vers la mélodie plus simple, tantôt vers des couches d’arrangements où les cordes et les percussions prennent une place imposante, le nouvel album des Dorothée surprend par les nuances qu’il apporte.

Le groupe semble avoir peaufiné son approche musicale et ses textes depuis Danse et explose, en 2007. Peut-être moins crues, les paroles sont orientées vers les chansons d’amour à saveur punk-rock. Il s’agit d’une certaine sensibilité nouvelle pour le groupe («Dormir seul»), sensibilité qu’on apprécie et qui ne dénature pas pour autant l’audace du groupe originaire de Repentigny, et qui permet de mieux nuancer cet album punk-rock. Certaines pièces oscillent même entre le punk et le folk si on se fie, par exemple, à la pièce «Comme un caribou».

Certaines pièces donc, offrent un son moins punk et plus calme mais font tout de même naître les vers d’oreille. Sachez aussi qu’il y a quelques excellentes pièces acidulées sur cet album qui feront assurément naître le goût de chanter à tue-tête même chez le plus muet des zombies. Je parle de zombies de manière gratuite, mais surtout parce que la pièce «Toutes mes ex-blondes sont des zombies (qui portent des uniformes nazis)», m’a bien fait rire, de même que «Les tourtereaux», et plusieurs autres. Cela dit, certaines m’ont un peu laissé perplexe. Je pense ici à «Folle dingue» où on ne sait pas si les paroles et les prouesses vocales sont une blague ou non, «Une merde sur un trottoir» qui ne lève pas vraiment, etc.

Il s’agit donc d’un album plus axé sur les histoires d’amour venues à terme (ou néfastes, même) que sur les histoires salaces, contrairement aux précédents albums où les thématiques étaient partagées de manière plus équilibrée. Pas que je sois une romantique, mais je considère cet album plus nuancé et mieux équilibré que les précédents. Le punk-rock des Dorothée rentrera toujours au poste et ce, surtout en concert, j’imagine!

Cote Ledoux : 3,4/5

2 commentaires

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Julie Ledoux

Pourquoi faire, un slogan? J'vends pas d'chars...

Julie Ledoux