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Baz'Art Virtuel

Little Scream – The Golden Record

Julie Ledoux
25 avril 2011

Laurel Sprengelmeyer, alias Little Scream, est arrivée ce printemps par la grande porte (d’en arrière, puisqu’elle commence tout juste à susciter l’intérêt des grands médias) avec son premier album complet qui lui aura pris près d’une dizaine d’années à composer, pour autant de pièces.

Ne cédant pas à la «hype» ou aux producteurs pressés, Sprengelmeyer a très bien fait, tout en prenant son temps. Son titre, inspiré du Voyager Golden Record - ce disque d’or qui contient des sons et images de la vie et de la culture sur Terre fut embarqué à bord des sondes spatiales Voyager, en 1977, et était destiné à d’éventuels êtres extraterrestres - , le disque d’or de Little Scream offre une richesse impressionnante tant au niveau de la voix et des paroles, que de la partition musicale et des arrangements tantôt folk, tantôt americana. C’est d’ailleurs avec l’aide de plusieurs collègues qu’elle est parvenue à créer sa première œuvre complète. On l’entend donc accompagnée par un groupe de musiciens émérites dont Richard Reed Parry (Arcade Fire, Bell Orchestre, etc.), Mike Feuerstack (Snailhouse), Becky Foon (Silver Mt. Zion), Patty McGee (Stars), et Sarah Neufeld (Arcade Fire, Bell Orchestre), chacun de ces musiciens apportant sa touche personnelle au Golden Record de Little Scream.

«The Lamb» introduit bien au style de Little Scream où les harmonies vocales sont très présentes, puis «Cannons» apparaît comme l’une des pièces les plus rythmées de Little Scream. Arrive ensuite «The Heron and the Fox», jolie pièce folk qui tourne déjà depuis quelques temps sur les ondes des radios émergentes. «Boatman», avec son piano, sa guitare et une batterie bien appuyée, prouve qu’en version «orchestre», Little Scream peut être tout aussi puissante qu’en version plus intimiste.

Si Little Scream n’est pas issue d’une autre planète, elle s’en forge une bien à elle avec The Golden Record : un peu aérien dans la voix, définitivement collectif dans les arrangements, mais malgré tout, résolument intimiste. Enfin, tous ces arrangements, coups de main et coups de partitions ont permis de forger un album où le folk flirte avec l’expérimental psychédélique et même l’Americana.

Cote Ledoux : 8,5/10

*** La «Cote Ledoux» (sachez qu’il y a beaucoup d’humour derrière ce nom de cote) vient de passer du côté obscur des «/10» et quitte le bord de Princesse Léa des «/5».

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Julie Ledoux

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