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Baz'Art Virtuel

FIJM 2011 – Lee Fields & The Expressions au Club Soda : magie soul

Julie Ledoux
1 juillet 2011

Ouf! Quelle soirée au Club Soda, alors que le grand de la soul et du funk venait réchauffer nos petits coeurs pluvieux.

Souvent dans l’ombre de James Brown, Lee Fields a su prendre sa place, particulièrement dans les dernières années. Il avait fait un malheur à la Sala Rossa pendant Pop Montréal, en 2009, et il remettait ça jeudi soir, au Club Soda, dans le cadre du Festival de Jazz. Un bon coup pour le FIJM, mais Oh! Quelle surprise! Une foule sporadique? Hé ben! Tant mieux pour ceux qui furent présents et qui eurent droit à une excellente performance de la part de Lee Fields et de ses Expressions qui étaient, ma foi, plutôt en forme!

Lee Fields, c’est un petit monsieur qui a l’air tout gêné, au premier abord. Un peu coquin, petit mais qui dégage une aura scintillante. Il était tout beau dans sa chemise de soie blanche, rayonnant au milieu de ses musiciens qui eux, partagent une complicité sympathique. Le groupe a ouvert le spectacle avec deux ou trois (je suis arrivée pendant l’intro) pièces qui ont su réchauffer l’atmosphère et délier les hanches. Puis, Fields s’est amené, tout heureux d’être là.

Il n’est pas compliqué, Lee Fields. Il arrive, il demande à ce qu’on tape dans nos menottes, on le fait, il nous chante l’amour, la sensualité, les femmes, les hommes, bref, tout ce qui entoure le bon vieux soul. Sa fraîcheur plaît lorsqu’il chante «Honey Dove» ou la fameuse «Ladies» (Laaaaaaaadiiiieees!!! que l’on crie, pendant ce temps-là), il est tout homme quand il se met à nous raconter que «Money i$ King», et il se fait même vulnérable lorsque seulement accompagné par Sean Solomon, son guitariste et chef d’orchestre, pour la pièce «Could it be». Un superbe moment de soul et d’émotion.

Et puis, Lee Fields & The Expressions, c’est une soirée pour se laisser aller, pour danser, vibrer, oublier la pluie à l’extérieur ou le travail qu’on doit reprendre le lendemain. C’est une brèche dans la morosité du quotidien, pour certains, ou le salut au terme d’une journée de découvertes musicales infructueuses, pour d’autres.

Et Lee Fields, c’est un beau monsieur qui vient signer des autographes, bien humblement, après son tour de chant.

Lee Fields & The Expressions, ça ressemble à ceci quand ils interprètent «Honey Dove». Enlevez le suit bleu et la chemise blanche à froufrous, ajouter des pantalons et une petite veste noire, et la fameuse chemise de soie blanche, scintillante comme tout. Et ajoutez un public qui en redemande…

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