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Baz'Art Virtuel

POP Montréal – Jour 2 : petit-moyen-grand

Julie Ledoux
23 septembre 2011

Non, la grippe n’a pas encore eu raison de moi, mais les nuits écourtées, l’ont fait à sa place. C’est donc en me mouchant et en tentant de garder les yeux ouverts que j’ai tenté le tout pour le tout, en ce chaud jeudi soir de septembre.

Kid Koala – Karkwa – Arcade Fire

La Place des Festivals s’ouvrait devant notre petit groupe d’amis et c’est avec courage que nous nous sommes creusés une petite place parmi les fans d’Arcade Fire. Ouch. C’est si drôle de constater qu’arriver tôt ne sert à rien, au final, car on aurait cru que tous les spectateurs faisaient des allers-retours pour entrer et sortir du site. Non mais, oh. C’est fini, oui, cette autoroute de monde juste à côté de moi? «Restez donc chez vous si vous n’êtes pas capables d’être dans une foule!», c’est ce que j’avais envie de leur crier. Hélala.

Bref, Kid Koala (que j’adore) a ouvert avec classe cette soirée qui, ma foi, disposait d’une programmation hors pair. Deux des plus grands groupes québécois de l’heure, et un DJ d’ici reconnu mondialement. Non mais, c’est rare, quand même, qu’on nous offre ça sans payer 100$ la journée dans un festival sur une île que je ne nommerai pas. Ainsi, le petit koala a fait spinner ses records (à lire avec un accent) pendant une petite demi-heure pour réchauffer la foule, alignant les «hommages» (Louis Armstrong) et les échantillonnages des White Stripes et autres Outkast de ce monde. Fort réussi.

C’est Karkwa qui a poursuivi le bal, devant une foule qui commençait à s’y retrouver. Nous avons eu droit à quelques uns des meilleurs morceaux des Chemins de Verre et du Volume du Vent, mais le groupe semblait un peu fatigué. Du moins, c’est ce que les écrans géants nous révélaient. Cela dit, un spectacle de Karkwa fatigué est bien meilleur qu’un spectacle de plusieurs groupes en pleine forme. Donc, muy bien. Dommage que la sonorisation soit toujours aussi mauvaise sur la Place des Festivals. Même Louis-Jean Cormier tâtait le pouls de la foule et confiait que les règlements municipaux empêchaient l’organisation de monter le volume (du vent, haha).

Mon oeil, en fait. Je pense qu’ils font bien ce qu’ils veulent car Arcade Fire semblait avoir toute la puissance qu’il méritait, de son côté… quelques minutes plus tard.

Bref, le groupe tant adulé a gâté son public. Une marquise annonçait que «Coming soon : Arcade Fire» et confirmait que les supports visuels allaient être mis en valeur tout au long du spectacle. Un point très fort, surtout pour les spectateurs qui n’ont jamais pu apercevoir le groupe sur scène et devait se contenter des écrans. Ainsi, Win Butler, Régine Chassagne et leurs acolytes ont enchaîné les succès, passant de Keep the Car Running à No Cars Go, d’Haïti à Modern Man, en passant par Wake Up, Rebellion (Lies), les Neighborhood #1 et #3, et plusieurs autres. Visiblement heureux d’être de retour au bercail, les membres d’Arcade Fire ont donné une superbe performance, très énergique et ponctuée de discours faisant la promotion de l’aide à Haïti et de l’amour qu’ils éprouvent pour Montréal.

Grimes

En remontant la rue Saint-Urbain, je me suis arrêtée à la Mission Santa Cruz, où je n’avais jamais mis les pieds, en trois ans de POP. Grimes s’activait sur scène et je dois avouer que je n’ai pas été impressionnée. Grimes, la sensation locale du moment – qui a fait la première partie d’Arcade Fire au Métropolis, mercredi soir – semblait perdue sur scène, parmi les éclairages bleu et rose. Sa pop-électro et sa voix éthérée ne m’ont pas atteinte et j’ai plutôt eu l’impression d’observer une des jumelles Olsen qui tente de chanter. Je me reprendrai une autre fois. J’espère changer d’avis.

Adam & The Amethysts

Mon objectif était d’arriver à temps O Patro Vys pour pouvoir assister à la prestation d’Adam & The Amethysts, le groupe d’Adam Waito, bien connu de la scène musicale montréalaise. C’était sympa et le groupe – qui a passé beaucoup de temps à s’accorder – a tout de même offert une bonne performance, en prévision du spectacle «An Evening of Handmade Pop», ce soir, à la Tour Prisme. D’ailleurs, on prévoit des invités secrets, à minuit. Arcade Fire, vous pensez? Je vous le souhaite, même si je ne pourrai y être. Bref, le groupe – qui comprend aussi la sympathique Rebecca Lessard de Code Pie – a interprété plusieurs morceaux de leur précédent album, ainsi que de nombreux extraits de leur nouvelle parution (4 octobre prochain!!!), Flickering Flashlight.  À noter les pièces «Prophecy», «The Country», «Tall Tall Building», ainsi que ma préférée (pour le moment), «Primerose & Pinecones». À voir ce soir, si vous avez le temps!

Pour ma part, mon POP 2011 s’arrête ici (ou peut-être y serai-je dimanche soir… à voir après le marathon). Continuez de lire Mlle La Pimbêche et vous pourrez vous abreuver de compte-rendus plus rock de la part d’Étienne Dubuc, dès demain matin!

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