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Baz'Art Virtuel

Philippe B et le Quatuor Molinari (FML 2012) // La dernière de Sunny Duval avec les Breastfeeders

Julie Ledoux
18 février 2012

C’est le genre de soirée où faire un choix est non seulement impossible, mais vraiment désagréable. Si Philippe B et le Quatuor Molinari avaient fait un concert à 20h, puis une supplémentaire à 18h, mettons, j’aurais été aux anges. Mais non, il fallait choisir entre cet événement unique en son genre (débutant à 23h, pour ma part) et un autre (débutant vers les 23h45), tout aussi chargé d’émotions, mais bien différent : le dernier spectacle de Sunny Duval avec les Breastfeeders, à Montréal.

Bon, alors, on fait quoi?

Allons-y pour Philippe B et sa suite, puis courons jusqu’au Divan Orange pour attraper la fin des Breastfeeders. Soyons fous, hein. Pop Montréal/FMEAT style.

Bref, évidemment, ce fût un concert mémorable que celui mettant en vedette Philippe B, le Quatuor Molinari, ainsi que l’intégrale du plus récent opus (car on peut bien lui donner ce qualificatif!), Variations Fantômes. Des moments touchants quand on pense à «Petite Leçon de ténèbres», d’autres forts réussis dans leur transposition orchestrée («Archipels») et quelques autres fort bien rendues, par le Quatuor Molinari qui était aussi accompagné d’une belle brochette de musiciens.

En plus du Quatuor, Philippe Brault s’occupait de la contrebasse, Joseph Marchand de la guitare et du lap steel, et il était même possible de voir Liu Kong Ha (Random Recipe) aux percussions. Une flûtiste et un tromboniste accompagnaient aussi Monsieur B., de même qu’une harpiste, une soprano et une mezzo-soprano (si je ne me trompe pas). J’en oublie, sans doute, mais vous pouvez vous faire une bonne idée de la troupe que l’on pouvait retrouver sur la scène du Conservatoire de Musique.

Évidemment, quiconque a su apprécier les Variations Fantômes de Philippe B a pu satisfaire son besoin de découvrir ces pièces dans l’esprit où elles ont été composées. Pour ma part, ce fût un grand moment de satisfaction, même au rappel, où l’orchestre s’est lancé dans «Rose de Cactus» et «Chelsea mon amour». Petit bémol, cependant, au second rappel, alors qu’on nous a resservi «L’été», pièce entendue au début du programme. Je me serais bien contentée des 20 pièces jouées, sans en reprendre une qui avait un peu tiédit.

Ne me méprenez pas : j’ai adoré ma soirée et j’ai été émue jusqu’aux larmes, même. Cela dit, j’aurais pris un peu plus de chaleur, à l’écoute des 20 morceaux, un peu plus de puissance, même, parfois. Tenez, prenons en exemple «California Girl» ou «Nocturne #632» : peut-être que je crinque un peu trop le volume dans ma stéréo, habituellement, mais il me semble que ce sont des pièces qui permettraient de créer des ambiances tantôt très rythmées et joviales, tantôt plus introspectives et fortes, que je n’ai pu savourer, hier soir. Bref, il s’agit là de détails, mais je m’attendais sans doute à beaucoup!

J’espère que l’expérience d’orchestre se répétera encore, pour Philippe B et le Quatuor Molinari (et leurs acolytes). Des salles pleines en série ne seraient pas surprenantes, pour capter ces moments magiques, mêlant chanson folk et musique classique.

//

0h40 : il était temps de trotter jusqu’au Divan Orange pour attraper la fin de Sunny-Breastfeeder. Et j’ai réussi!

Arrivée vers 0h50, après avoir marché d’un bon pas, le groupe se donnait encore en spectacle sur la petite scène du Divan. Ponctuation et The Experimental Tropic Blues Band avaient chauffé la salle en grand, et le sextuor a ensuite entamé autant de succès que de pièces encore jeunes, tirées de Dans la gueule des jours.

Je ne pourrais pas nommer les chansons qui ont été jouées après mon arrivée, bien qu’il y en eut au moins cinq, sinon plus. J’étais un peu trop excitée de voir tout ce monde, venu célébrer autant un groupe de rock’n’roll franco incroyable, qu’un guitariste de talent qui en était à son dernier tour avec ce groupe dont il a fait partie pendant 13 ans. L’ambiance était chaude, suave, même, et Sunny – oh! Sunny! – n’a déçu personne, jouant encore une fois comme le maître qu’il est, sautant en l’air au plus fort de ses riffs accrocheurs, jouant au choriste pour Luc Brien et Suzy McLelove, frenchant Johnny Maldoror, serrant fort Joe dans ses bras lorsque les derniers accords du rappel furent tombés.

400 miles, ce n’est pas assez, mais nous pourrons encore retrouver les Breastfeeders, prochainement, et Sunny aussi, chacun de leur côté

Viens avec moi

6 commentaires
  • jm
    18 février 2012

    Est-ce que la dernière toune était une nouvelle ? Je l’ai pas reconnue sinon.

  • Julie Ledoux
    19 février 2012

    Salut JM!
    Si tu parles de «Chelsea mon amour» (avant la reprise de «L’été»), ce n’est pas une nouvelle. Elle se retrouve sur l’album Taxidermie.
    http://philippeb.bandcamp.com/album/taxidermie

    Et voilà!

  • Julie Ledoux
    19 février 2012

    Si tu parles des tounes des Breastfeeders, hé ben, je ne sais pas. Je n’ai pas établi le setlist des cinq morceaux que j’ai pu attraper!

  • Anne
    19 février 2012

    Wow, je ne sais pas comment tu as fait pour passer de Philippe B aux Breasts. Les Breastfeeders sont un de mes groupes préférés mais je n’aurais jamais pu passer de l’ambiance apaisante et émouvante de Philippe B à un party comme un show des Breasts au jam-packed Divan Orange! J’aurais été brusquée!

  • Julie Ledoux
    20 février 2012

    Je comprends ça, mais il faut croire que j’étais motivée par les deux! Le petit 10-15 minutes de marche entre le Conservatoire et le Divan Orange m’a permis de switcher l’esprit musical dans lequel je me trouvais! Et finalement, c’était bondé et chaud, mais pas si jam-packed que ça, donc ça allait.

  • [...] être arrangées avec grandeur : violons, cymbales, xylophone! (Est-ce le souvenir tout frais de Philippe B et le Quatuor Molinari qui me fait dire ça?)  Ajoutez à cela la très belle présence de Mlle Bisson McLernon derrière [...]

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