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Baz'Art Virtuel

FMEAT 2012 : De David Simard à Keith Kouna (Jours/Soirs 1-2-3)

Julie Ledoux
2 septembre 2012

Salut Rouyn!

(Hey, pauvre Noranda, hein. Elle est toujours coupée au montage, celle-là.)

Faque c’est le FME. C’est le 10e FME et ça kick encore des derrières, mesdames et messieurs. Non seulement il fait beau, mais en plus, la musique est bonne, Radio CFME existe encore, j’ai appris à utiliser Instagram (‘fallait ben venir jusqu’à Rouyn pour ça), mon plaisir à devenir Mairesse Foursquare de touttte l’Abitibi se poursuit (T’es à moué, Comfort Inn! À MOUÉ!), et j’ai découvert que Rouyn a les chauffeurs de taxi les plus sympathiques au monde. Déjà là, mon 3e séjour au FMEAT est réussi.

Bon, c’pas toute, ça. Pis la musique, dans tout ça? Ça roule, j’t'ai dit.

Jour 1 – David Simard/Half Moon Run/Timber Timbre/Dodo

Jeudi 30 août. Grousse journée, comme diraient la Radio Radio. 7h30 de chawr, pas d’clim, ça te fatigue une Montréalaise, ça. Alors, j’ai eu seulement le courage de traîner autour de l’Agora des Arts. Bon choix puisque David Simard ouvrait le bal, accompagné par Brie Neilson. Son folk-jazz avait plutôt des airs de folk-blues, dans cette Agora. Le public – déjà nombreux et assis en prévision de Half Moon Run et Timber Timbre, les vedettes de la soirée – a été sous le charme pratiquement instantanément. Les voix se sont tues pour faire place à celles de Simard et Neilson. Un moment comme je les aime. Avec «The Knife», «Magda», «Good Friend», «One Coffee, Two Coffee» et plusieurs autres tirées de son album Slower, Lower, David Simard a séduit.

Quand Half Moon Run a foulé la scène, la foule était extatique. Moi, un peu moins. Bien que le groupe soit impressionnant sur scène, j’avais plutôt l’impression d’écouter l’album à nouveau, sans grand changement. En termes de hippies, j’ai préféré Akron/Family, l’an passé. Mais bon, le groupe a de très bonnes pièces, tirées de son album Dark Eyes, dont la belle «No More Losing The War» et l’énergique «Call Me In The Afternoon», qui ont marqué le passage du groupe. On se reprendra, les gars.

Puis vint Timber Timbre et son folk orchestré, noir et enveloppant. J’avoue que la chaleur de l’Agora et la fatigue liée au voyage de la journée (J’ai quand même conduit 7h30, je le rappelle, hein, oh) ont eu raison de moi. J’ai pu entendre «Bad Ritual», «Creep On Creepin’ On» et deux-trois autres pièces, mais mon souvenir est surtout celui d’un spectacle bien rodé, des musiciens talentueux, des pièces qui forcent le respect. On se reprendra aussi, Timber Timbre. À Rouyn, Montréal, Toronto ou ailleurs, je vais pallier à ma défection de jeudi.

Jour 2 – Un brin des Soeurs Boulay/Peter Peter/Louis-Jean/Leslie/Organe Mou/Juveniles

On pourrait croire que jouer dans un bar, devant un public en chaleur, alors qu’un autre band joue fort dans le bar d’à côté, serait un super set up pour Les Soeurs Boulay. Vous voyez où j’veux en venir? Non? Ben non, c’était pas un super set up. Les superbes chansons des filles invitent au recueillement et à l’écoute attentive, ce qui était quasi impossible dans le Trèfle Noir, vendredi soir. Et samedi soir itou (parce que j’ai réessayé, hein). Je les aurais mises à l’Abstracto, les filles. Même au Groove, ç’aurait été bien. Mais au Trèfle Noir, avec la perfo d’Ines Talbi Chez Bob – la porte à côté et les fenêtres grandes ouvertes -, ben c’était pas génial. Dommage car elles sont fortes, ces demoiselles, et méritent une attention particulière.

Coudonc, ça aurait l’air que j’aime ça, Peter Peter. En fait, j’aime bien ce nouvel album, Une version améliorée de la tristesse, que j’ai entendu, finalement, pour la première fois, au Jour 2 du FME. Alors, ‘faut encore que je l’apprivoise, mais disons qu’il sait bien s’entourer, le Peter Peter.

Louis-Jean Cormier a ensuite présenté ses nouvelles chansons sur la scène extérieure de la 7e Rue, tout juste avant la venue de Leslie Feist. On reconnaît dans la compos de Cormier certaines vibes du côté folk de Karkwa, ce qui n’est pas trop surprenant. Les fans ne seront pas déboussolés. Mademoiselle Feist a ensuite foulé la scène mais j’ai dû me rendre à l’évidence : son spectacle montréalais de décembre 2011 était supérieur en qualité, bien que l’ordre des chansons, vendredi soir, était beaucoup plus judicieux. Le saut vers Organ Mood s’est imposé.

Après un p’tit détour Chez Morasse, bien sûr.

Enfin, était venu le temps de l’un des spectacles que j’attendais le plus du festival, celui d’Organ Mood. Installés dans la ruelle arrière de L’Écart, les gars ont livré une perfo franchement réussie. Les projections de Mathieu Jacques sur l’un des murs derrière L’Écart étaient captivantes, autant que les compositions électro-rock-psychédéliques de Christophe Lamarche-Ledoux. Un beau moment de ruelle.

Bon, je dis que j’étais là pour Juveniles, au Cabaret de la Dernière Chance, mais en fait, j’alternais entre l’écoute et les shooters. Cela dit, la synthpop des Français m’a plu. Assez pour aller «liker» leur page Facebook, en tout cas. À réécouter dedans de mon casse d’écoute.

Jour 3 – Antoine Corriveau/Dany Placard (oui, oui)/Pneu/Keith Kouna

Tentative de remise sur pieds, en ce beau samedi à Rouyn-Noranda. Je voulais (encore) voir Antoine Corriveau et ses acolytes en spectacle. Je ne me tanne pas du tout d’entendre «Dérapages», «L’Uniforme» et autres «Hôtel», tirées de St-Maurice/Logan, plus récent album de Corriveau. Sa prose est bien maîtrisée et ses chansons sont généralement toutes puissantes. Pourtant, hier soir, la sonorité déficiente du Groove et une basse beaucoup trop forte ne rendaient pas justice à la profondeur des chansons de l’auteur-compositeur-interprète.

Hé ben. Dany Placard nous a offert une bien belle perfo, grétisse. En croisant, au cours des jours précédents du FME, Jean-François Mineau et Michel-Olivier Gasse, respectivement batteur et bassiste pour Placard, et sachant que Les Soeurs Boulay et Chantal Archambault étaient dans les parages, je me suis dit que ça serait drôle que Placard débarque lui aussi. Ne sachant pas qu’il accompagnerait Louis-Philippe Gingras ce soir en spectacle, quelle ne fût pas ma surprise quand ce dernier nous a annoncé que Misteur Placard lui-même s’amenait à Rouyn et donnerait un spectacle surprise devant le Garage Rheault, tout juste à côté de l’Agora des Arts. La nouvelle s’est propagée rapidement et une belle foule attendait la venue de celui qui vient tout juste de faire paraître Démon Vert, un superbe nouvel album qui exploite le côté plus folk de Placard. Même Guillaume Bourque était sur place, de même que son fameux trombonniste dont je n’arrive jamais à me rappeler le nom. Beau moment, typiquement «Ça s’passe juste au FME».

Bon, allez, là, j’étais réveillée.

Fin de soirée pas au show de Godspeed You! Black Emperor. Oui, j’ai eu un billet. Mais j’ai préféré le laisser à quelqu’un qui voulait vraiment assister au moment d’anthologie que tous espéraient. Moi, j’ai assisté à une perfo de Pneu, man. (D’ailleurs, le groupe a ouvert avec un petit «Bonjour, on est Godspeed You! Black Emperor et on vient de France.» comique) Ça bûchait solide. Voilà. Ce duo français est impressionnant à voir aller et n’est composé que d’un batteur et d’un guitariste. À découvrir, gang.

Keith Kouna terminait le bal du Cabaret de la dernière chance, en ce samedi soir frais. Bon show rock du maître Kouna, où on a pu découvrir les pièces de son nouvel album (À paraître le 18 septembre!), Du plaisir et des bombes. Ouaip, c’est de la bombe. Je vais faire ce jeu de mots facile. Je me reprendrai avec un bel article bientôt puisque j’ai pu jaser un brin avec le monsieur. À suivre, très bientôt…

Ce soir : Louis-Philippe Gingras, Show 10 ans à la Plage Kiwanis (Come on! UNE SCÈNE SUR L’EAU, MAN! Fuck Madonna, on a Dumas/Adamus/Ferland sur l’eau, nous autres. Non mais oh.), Loud Lary Ajust, et si je suis game, l’autre fierté locale, Michèle O.

***Photos poches de iPhone à venir.

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Julie Ledoux

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