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Baz'Art Virtuel

L’éPOPée 2012 [Jours 3-4] : Hooded Fang, Daniel Isaiah, Tom Waits version Breakglass

Julie Ledoux
24 septembre 2012

Salut Montréal!

La 11e édition de POP Montréal est terminée. C’était beau et grandiose, encore une fois. Bon, un gros «CHOU» à mon corps qui ne m’a pas suivie, tout au long du festival, mais bon, j’aurai quand même vécu plusieurs beaux moments d’anthologie, cette année encore. Particulièrement samedi soir… mais bon, commençons par le fameux jour 3.

L’ambition était grande, mais mon cerveau et mon p’tit corps feluette en ont décidé autrement.

Je ne pouvais cependant pas manquer Hooded Fang, quatuor indie/rock/garage originaire de Toronto, qui s’activait vers les 18h à la boutique Citizen Vintage, boulevard Saint-Laurent, à la hauteur du feu-Green Room (Aaaawwww….). Lieu inusité pour une perfo musicale, mais tout de même intéressant, malgré une chaleur suffocante. Le son était plutôt fort et inégal, mais sinon, la performance, beaucoup plus garage que sur disque, en valait le détour. Enfin, j’ai pu me trémousser en toute légitimité sur «Vacationation», morceau issu de Tosta Mista, plus récent album du groupe.

www.hoodedfang.com

Allez, petit clip animé pour (mon) votre plus grand plaisir :

Après ce moment tant attendu, je suis rentrée souper, avec l’objectif de me rendre au Club Soda voir Cadence Weapon et de poursuivre la soirée en zigzaguant entre les salles. Je me suis endormie sur le divan, verres de contact aux yeux.

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Samedi soir, pas d’excuses. Daniel Isaiah ouvrait la soirée du Rialto et pas question que je le manque, moi qui ai tant trippé sur High Twilight, son plus récent album. Tiens, je l’écoute en faisant mon compte-rendu et j’en suis toute émue.

Bref, le parterre du Rialto était déjà pratiquement plein, bien avant qu’Arthur H ne fasse son entrée sur scène. Tant mieux et tant pis pour Isaiah et son band. Tant mieux puisqu’un nouveau public pouvait découvrir ses chansons folk bien orchestrées. Tant pis pour lui puisque le public, vraisemblablement, n’en avait rien à cirer… jusqu’à la quatrième pièce, ce qui est un peu lent comme réaction, quand la perfo ne dure que 30 minutes. Bien que la performance fut un peu brouillonne au départ, le groupe s’est ajusté, la foule a fini par se calmer (et je me suis éloignée de la délégation européenne qui jasait plus fort qu’Isaiah), et «Anita On The Banks», avec ses changements de rythmes lents et efficaces, a attrapé le public au vol. Team Isaiah a eu le temps d’interpréter 6 ou 7 pièces, dont «High Twilight», «Emma Grace», «The Naked Night» et «Candlemaker Row». Ça va m’en prendre plus. Prochain show? Pas tout de suite, ça aurait l’air. Dommage.

www.secretcityrecords.com/artists/daniel-isaiah

Direction Breakglass Studios pour la soirée Shut Up and Eat your Ballads, organisée par Leif Vollebekk. Au menu, l’enregistrement live de chansons de Tom Waits, à la sauce montréalaise, avec tout ce que cela implique. Certains de mes musiciens anglos locaux préférés y prenaient part, dont la merveilleuse Laurel Sprengelmeyer – alias Little Scream -, Brad Barr, Adam Kinner (vu récemment avec Peter Peter, membre de The Youjsh) et Kathryn Palumbo (contrebasse, membre de The Youjsh). J’y ai enfin découvert Michael Feuerstack (Snailhouse) qui amenait la touche rauque de Waits. Phil Melanson (Joe Grass, etc.) complétait la formation étoile.

Le judicieux mélange de ces acteurs du milieu musical montréalais, réunis par Vollebekk, a permis de créer ce genre de moment magique dont on se rappelle longtemps et duquel on pourra dire «J’y étais!».  Un beau travail de ces musiciens qui ne sont pas tombés dans la facilité et ne se sont pas contentés de reprendre les grands classiques de Tom Waits.  Il y a bien eu Blind Love et quelques autres perles, mais le répertoire de Waits a été épluché avec justesse, histoire de passer la barrière de (Looking For) The Heart Of Saturday Night.

J’ai-tu passé un de mes plus beaux moments à POP Montréal? Oui.

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Bon ben hein, j’ai déjà hâte à la 12e.

Pas encore de commentaire.

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Julie Ledoux

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