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Baz'Art Virtuel

Montréal en Lumière – The Zombies au Métropolis : petit cours d’humilité et d’histoire

Julie Ledoux
1 mars 2013

Jeudi dernier avait lieu le spectacle des fameux Zombies – dont je vous parlais il y a quelques jours déjà – et des Revenants, au Métropolis. Une belle soirée de nostalgie, mais manquant un brin de rythme.

Si les Zombies n’ont plus à faire leurs preuves, c’est bien parce qu’ils ont marqué le paysage musical british et nord-américain, dans les années 60 du siècle dernier. Oui, on peut dire ça de même. Mon père ayant fait mon éducation «Zombiesque», je savais à quoi m’attendre.

Finalement, pas vraiment.

Emballés à l’idée de faire une tournée et de célébrer le succès de leur plus récent album, Breathe Out Breathe In, les Zombies se sont amusés à faire des allers-retours entre leurs grands succès des années 60 et leurs plus récentes compositions, en groupe, en solo, en version Zombies-sans-Chris-White et en version Zombies-avec-deux-des-membres fondateurs. Un beau mélange qui nous permettait de découvrir ce qu’étaient les gars devenus, mais qui manquait de rythme puisque Rod Argent et Colin Blunstone tenaient absolument à nous introduire chaque pièce, à effectuer des saluts entre chaque partie du spectacle et à célébrer le fait qu’ils revenaient en sol montréalais après leur première visite, 47 ans plus tôt. Disons que Denise Filiatrault vous aurait dit d’enchaîner, les gars.

Quelques bons moments ont cependant sauvé la mise et m’ont permis de repartir le sourire aux lèvres.

- Effectivement, le côté un brin plus jazz-bossa nova des nouvelles compos des Zombies semble plaire au public qui suit le groupe depuis ses premiers balbutiements. Pour ma part, je sens que j’apprécierai plus ces pièces dans une dizaine d’années.

- Note au dude qui faisait des signes «devil» à chaque pièce : ‘pense pas que ça s’applique ici, mon gars.

- Les cinq Zombies ont toujours autant l’air d’avoir du plaisir à monter sur scène et font preuve d’une humilité dont plusieurs jeunes groupes devraient s’inspirer.

- Apprendre que Dave Grohl trippe sur la pièce «Care Of Cell 44» et qu’il l’a déjà reprise avec Foo Fighters, c’est un peu drôle, mais aussi une preuve de l’influence des Zombies, à travers les années et les styles musicaux.

- The Vaccines se sont déjà frottés à A Rose for Emily – si mes souvenirs sont exacts.
- Les gars sont en forme et créent à nouveau de superbes harmonies. Colin Blunstone, quant à lui, était franchement en voix, et nous l’a démontré dès la première pièce, «I Love You», interprétée avec panache et vigueur.
- Les Zombies ont dédié «Tell Her No» à Bruce Huard, des Sultans, présent ce soir-là. C’est que Les Sultans ont déjà créé la version franco de la pièce, soit «Dis-lui non».
- Rod Argent aime beaucoup les solos de claviers, entre progressif et psychédélique. Amusant et très 60′s-70′s. On ne se refait pas, hein.
- Au moment de jouer «Time of the Season» – ben oui, LA toune que tu connais – une trentaine de personnes dans la vingtaine ou trentaine d’années se sont dirigées vers l’avant du Métropolis pour y rester jusqu’à la fin du spectacle – ou presque. ‘Faut dire qu’il s’agissait d’un concert devant une salle de style cabaret.
- Avec «This Will Be Our Year», les Zombies m’ont presque fait pleurer. Oui oui. Ça va jouer à mon mariage, c’te toune-là.
- Une toune écrite par Chris White – le bassiste de la formation – a été interprétée. Qui aurait cru qu’il était à l’origine de la fameuse «Hold Your Head Up» ?
- Avec le petit feeling «show devant la famille», les Zombies ont aussi interprété «She’s not there» ainsi qu’une panoplie de titres plus âgés qui traversent bien les années, et d’autres plus récents qui m’ont un peu moins accrochée. À suivre.
- Et The Zombies, de conclure avec la magnifique «Summertime» de Gershwin, la première pièce enregistrée par le groupe. De toute beauté.

Note à moi-même - Dans ma tête, acheter deux disques des Zombies, signés par deux Zombies fondateurs – Rod Argent et Colin Blunstone, évidemment – pour 40$, c’était impossible. ‘Faut croire que ceux-là ne se prennent pas la tête.

***

En première partie, mes Revenants préférés – Oui oui, Les Revenants et The Zombies en plateau double. Pas une blague. – ont mis la table pour une soirée de nostalgie et de talent. Ayant raté la moitié de leur performance, je ne peux que m’en remettre aux 3-4 pièces entendues qui, ma foi, étaient encore savamment interprétées.

Pas encore de commentaire.

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