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Baz'Art Virtuel

17e Regard sur le court – Jours 2-3 : Montréal-Chicoutimi-Lisbonne

Julie Ledoux
16 mars 2013

Arrivée le jeudi, au jour 2 de Regard sur le court métrage au Saguenay, j’ai fait une brève apparition sur les lieux du festival jeudi soir, pour finalement plonger directement dedans vendredi, après-midi.

C’est bien moi, ça. Faire près de 500 kilomètres pour me rendre à Chicoutimi, puis finalement profiter de mon passage à la 17e édition de Regard sur le court métrage au Saguenay pour visionner des courts portugais.

Mais n’est-ce pas aussi la mission de Regard sur le court? En entrevue avec ma collègue Marie Mello – aussi présente à cette 17e édition (c’est une habituée, quoi) – le directeur général du festival, Ian Gailer affirmait que « C’est une question de principe : si on réduit la part de films du monde entier, ce n’est pas un vrai festival international. À l’inverse, je pense que c’est important pour les gens d’ici de voir ce qui se fait de bon chez eux. » Et dans mon cas, les deux pans du festival me séduisent.

Si la Carte Blanche Indie Lisboa m’a inspirée un détour vers la Salle Murdock, vendredi après-midi, c’est pour découvrir ce qui se fait de mieux dans le domaine du court indépendant, au Portugal. Sélectionnés par Possidónio Cachapa, programmeur senior du Festival Indie Lisboa, quatre courts d’une vingtaine de minutes chacun nous ont été présentés. Le plus accrocheur du lot, à mon avis, Liberdade (Gabriel Abrantes, Benjamin Crotty) était offert en ouverture. Collaboration Portugal-Angola, Liberdade offre un aperçu de la vie d’un jeune couple à l’aube de l’âge adulte, dont le garçon est Angolais, et la demoiselle, d’origine Chinoise. Les plus belles scènes, tournées sur une plage – aussi cimetière de bateau -, montrent le jeune couple qui évolue et se transforme devant nous. Une beauté simple, mais amenée parfaitement par Abrantes et Crotty. Étaient aussi présentés, Rafa de João Salaviza – incursion dans la vie d’un garçon de 13 ans qui quitte sa banlieue de Lisbonne pour aller chercher sa mère, incarcérée -, Carne de Carlos Conceição – où une religieuse goûte aux plaisirs de la chair mais en sera punie -, et Barba de Paulo Abreu – panorama de l’évolution du Portugal, les invasions subies et la résistance du peuple, sur fond d’hommes de Cro-Magnon, témoins de cette évolution. Bref, une belle incursion dans le monde du court portugais.

Burquette par-ci, Burquette par-là

Tout juste après ce programme portugais, un petit détour par l’expo de Burquette – Francis Desharnais – s’imposait. Je connaissais un brin l’histoire de Burquette par l’entremise du Voir. Je savais déjà que Desharnais, avec ses personnages, me faisait bien rigoler et réfléchir. Cette petite incursion dans son monde de bulles et d’animation me semblait fort judicieuse à Regard, mais il aurait fallu que je le vois en action, lors de l’événement du même nom qui se tenait samedi soir. Désolée Burquette, j’étais à Alma. Je – et vous – pourrai me reprendre ici, sur le site officiel de Burquette et de l’ONF, où Desharnais sévit depuis au moins un an.

Aujourd’hui, visionnement de la compétition 3, puis sans doute des Courts d’école, tous deux à l’UQAC.

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