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Baz'Art Virtuel

Nick Cave & The Bad Seeds jouaient dans ma tête

Julie Ledoux
24 mars 2013

Faque. Après 5 tounes de Nick Cave & The Bad Seeds, vendredi soir, au Métropolis, j’ai arrêté de prendre des notes. J’ai dit «Fuck it», c’est peut-être la seule fois que tu vas voir Nick Cave en show. Écoute donc, Ledoux.

Pis j’ai écouté, pis j’ai vu, du haut de mes 5 pieds 4 pouces, entre deux grands gars qui suaient, le grand Nick Cave, bouger de façon si théâtrale, peut-être orchestrée, mais si bien, qu’on n’y voyait que du feu. J’ai vu Cave entamer Higgs Boson Blues et combler un public qui attendait depuis des années, la venue du grand monsieur aux cheveux noir de jais. Si Cave avait momentanément oublier les paroles de Red Right Hand, en plein milieu du refrain, ses fans se sont chargés de les lui rappeler, tout en rigolant un brin de leur idole qui, un bref instant, avait découvert son humanité. Non, Nick Cave n’était plus un dieu, mais peu importe. Qu’il se déplace d’un bout à l’autre de la scène, qu’il donne des coups de bassin à la foule, qu’il passe au piano pour livrer God Is In The House ou Into My Arms, il restait le Messie qui pouvait nous faire vibrer d’un geste de la main ou d’un «Stagger Lee» bien senti.

Nick Cave, c’est la fougue, le désir, un bar glauque et le désert, l’un imbriqué dans l’autre. C’est un road trip doublé d’une jeune femme au bûcher, c’est le pianiste et le narrateur de ta vie.

C’est donc pas pour rien que les gars trippent solide sur l’Australien, autant que les filles qui, ma foi, devaient bien être en minorité, vendredi dernier. Et que dire des gars des Bad Seeds. De vrais pros, bien souvent stoïques, qui restent des maîtres, encadrant un Messie. Oui.

Les quelques 2000 personnes et plus, entassées dans la salle de la rue Sainte-Catherine, ont eu droit à 17 pièces, incluant deux rappels, en 1h45 de pure excitation.

Juré, j’ai presque pitché mon soutien-gorge sur scène. Jamais ça ne m’est passé par la tête en 18 ans de portage de support.

Je fais rarement ça, mais voici la setlist de la soirée :

We No Who U R
Jubilee Street
Wide Lovely Eyes
Higgs Boson Blues
From Her to Eternity
Red Right Hand
Into My Arms
Deanna
Jack the Ripper
Your Funeral… My Trial
Papa Won’t Leave You, Henry
God Is in the House
The Weeping Song
The Mercy Seat
Stagger Lee
Rappel :
Tupelo
Push the Sky Away

Tiens, une version non censurée de Jubilee Street :

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Sharon Van Etten

Sharon Van Etten ouvrait le bal – et jouait la choriste pour Nick Cave, par la suite! -, mais je n’ai pu entendre que deux pièces de la demoiselle. Il faut croire que la foule n’a pas nécessairement succombé puisqu’elle ne semblait pas porter particulièrement attention aux chansons de la dame. Cela dit, les deux pièces entendues m’ont bien plu. À réentendre en concert ou sur disque, définitivement.

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Julie Ledoux

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