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Baz'Art Virtuel

Zoofest en trois temps et une soirée : Didier Lambert et Francis Papineau, Les Pic-bois, Le Showeb

Julie Ledoux
23 juillet 2013

Les Pic-bois

C’est avec une joie non dissimulée que je me remets à la tâche de bloguer. Pas des farces, je n’ai pu bloguer depuis le mois de mars. Je ne pense pas avoir laissé de côté mon blogue pendant aussi longtemps depuis, hmmm, genre, jamais. Bref, le retour à la vie du Baz’Art virtuel se fait dans le cadre du Zoofest où je suis allée jeudi dernier pour la première fois en tant que journaliste, si ma mémoire est bonne.

19h00 – Espace des arts
Double tête d’affiche : Didier Lambert et Francis Papineau

Je le dis d’emblée, Francis, c’est mon ami. On a toujours les mêmes conversations de fin de party où on parle de l’oeuvre de Boris Vian et on recommence la fois suivante avec les mêmes arguments dont on finit par jamais se rappeler.

Les deux gars ont lancé le bal avec aplomb lors d’une intro où ils s’amusaient de leurs défauts respectifs, notés principalement lors de leurs performances à En route vers mon premier gala. Bien joué, ça donnait carrément le ton à la soirée.

Didier Lambert a ensuite enchaîné avec son 30 minutes bourré de bon gags et de divagations. Intéressant, mais parfois un brin déconcertant tant on ne sait plus où on s’en va. Cela dit, ce fut un 30 minutes assez solide, où on a découvert le quotidien de Lambert, lui qui deviendra papa sous peu et qui nous a bien expliqué sa théorie sur les enfants, tout comme son intérêt pour sa blonde. Bref, un premier bloc qui ouvrait bien la porte à Francis Papineau, tout en montrant de quoi se chauffait Lambert. Semble-t-il que les gars alternent l’ordre de passage d’une soirée à l’autre. Vous aurez été prévenus. L’ami Francis montait ensuite sur scène. C’est toujours agréable de voir évoluer le travail de nos potes. Dans le cas de Francis, je dois dire que ce sont ses personnages qui m’amusent royalement (suivez sa page Facebook, vous saurez de quoi je parle). Il nous les a d’ailleurs servis à quelques reprises, en plus de s’amuser de son célibat et des produits promotionnels remis à l’achat de…, bref du bon stock, bien que quelques punchs s’étiraient. (Là, Francis va me demander la prochaine fois qu’on se voit de lui dire quels punchs en particulier et je vais tenter de me rappeler de mes notes pour finalement abandonner la conversation en plein milieu parce qu’on va nous offrir des bières et changer de sujet.)

Deux représentations restantes, les 25 et 26 juillet, à 19h, à l’Espace des Arts.

22h15 – Balustrade du Monument National
Les Pic-bois // Corps à corps avec Frite et Moule

Dernière soirée pour Les Pic-bois au Zoofest et quelle dernière, mes amis. En fait, je ne m’attendais à rien des Pic-bois, pour être franche. Je connaissais Maxime Gervais pour ses chansons, avant tout, mais après m’avoir glissé en entrevue que son duo humoristique aurait une belle vitrine au Zoofest, je me disais qu’il fallait que je vois ce phénomène de mes propres yeux. Et oui, j’en ai vu des affaires. Ben des parties du corps.

Du personnage ayant toutes les allures d’un vibrateur; en passant par Maka Kotto qui reprend le sketch de «Ma main» de Passe-Partout; le maître de l’épouvante Prismo – avec son inoubliable et spontané assistant Frimousse (Julien Bernatchez) -; Frite et Moule eux-mêmes, lubriques et traumatisés(sants?) par le décès de leur mère; ou encore Célestin le poète (Jonathan dont le nom de famille m’échappe).

On avait en masse de quoi rigoler, les textes de Dom Massi et Maxime Gervais étant bien ficelée, bavant d’absurde et de grivoiseries. Surprenant – je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait – et sérieusement jouissif.

En supplémentaire (c’était la dernière, normalement, jeudi dernier), le jeudi 25 juillet, à 22h30, au Café Cléopâtre, cette fois-ci.

23h30 (minuit, plutôt) – Studio Hydro-Québec du Monument National
Le Showeb – Mathieu St-Onge, Dave Morgan et Joseph Elfassi – avec la participation de Daniel Savoie et Gab Roy

Je le dis drette là : Joseph Elfassi, c’est mon ami (c’est aussi l’ami à Francis – voir plus haut). J’ai même participé à une séance photo de Fightclub de filles qu’il organisait, en plus de me faire maquiller par Rémy Couture pour l’occasion. Tsé, la vie.

Maintenant que c’est dit, parlons des choses sérieuses. Le web, là. Concept à multiples volets, Le Showeb était sans doute trop chargé en idées pour le peu de temps dont il disposait. En ouverture, Dave Morgan s’impose aisément en MC de la soirée, avec son ton haut perché qui capte notre attention rapidement. Ses reprises de chansons au goût du jour (web) m’ont réellement amusée, en plus de son travail constant à lier Joseph Elfassi, derrière son ordinateur – maître du web pour l’occasion – et Mathieu St-Onge, devant sa toile, qui recueillait les demandes spéciales de thématiques pour sa création faite en direct, sur scène. Mettre le Roi Heenok dans une peinture, c’est toujours gagnant, surtout s’il est côte-à-côte avec une licorne. D’ailleurs, anecdote du web : j’ai pris une photo du résultat et l’ai mise sur Twitter, puis me suis fait retweeter par une adepte des licornes nommée «Une Licorne Juive» qui «RT tout ce qui parle de licorne». J’invente même pas.

Bref, après une intro serrée et bien foutue, nous sommes ensuite passés au cours du web par le prof Elfassi. Bien joué. Nous sommes passés par le meilleur et le pire du web, en images et concepts clairs. Intéressant et on lui aurait sans doute donné plus de temps pour bien démêler tout ce foutoir (le web, pas son cours, là). Venaient ensuite les invités, pour l’occasion Daniel Savoie – qui a enflammé les réseaux avec son personnage de Patrice Lemieux – et le fameux Gab Roy – le vrai Gab Roy devrais-je dire. Dans le ton du spectacle, l’entrevue avec Savoie détonnait, lui qui se montrait aussi un brin réticent à répondre, au départ. C’est lorsqu’on est allé s’amuser sur Facebook, ensuite, que Savoie a semblé plus à l’aise, prêt à répondre aux questions d’Elfassi. Ensuite, Gab Roy s’est amené. Bien que j’avais assez hâte d’entendre ce qu’il avait à nous dire, je n’ai pas eu cette chance. Sous-utilisé, Roy n’était présent que pour «troller» – la dernière partie du spectacle – sur Facebook, des gens que le public devait suggérer. Malheureusement, ce fut plutôt Elfassi et Matthieu Bonin – présent dans la salle – qui se sont attelés à la tâche et Gab Roy eut le rôle de réserviste, condamné au divan.

Enfin, malgré une troisième partie un peu bancale – le trolling – qui s’est avérée mieux calibrée le lendemain, semble-t-il, Le Showeb est un concept fort intéressant, à retrouver, peut-être l’an prochain, au Zoofest, dans une formule un peu plus mise en scène – dans le sens de «timming» pas de «fiction» – pour améliorer le déroulement de la soirée.

Pas de supplémentaire, mais on peut retrouver St-Onge, Morgan et Elfassi un peu partout sur les interwebs – je voulais finir avec le mot «interwebs» parce que ça me fait rire. Interwebs.

Le Zoofest se poursuit jusqu’au 28 juillet.

zoofest.com

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Julie Ledoux

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