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Baz'Art Virtuel

Le Festif! de Baie-Saint-Paul a-t-il conquis ton coeur de rocker?

Julie Ledoux
31 juillet 2013

Au Festif! de Baie-Saint-Paul, dimanche soir, c’était une bien belle introduction pour ma personne à un «grand-petit-festival» qui risque de faire parler de lui encore longtemps et qui risque surtout de devenir un «grand-festival-tout-court» à force de surprendre d’année en année.

Pour ma première fois, avec des amis, on s’est dit que ce serait une bonne idée de se rendre à Baie-Saint-Paul – où l’un d’entre nous a de la famille – voir The Cat Empire – que plusieurs d’entre nous ont vu au cours des années mais quelques autres non – sur la scène extérieure du Festif!, où ont aussi joué Daniel Bélanger et Les Colocs, entre autres, vendredi et samedi soirs.

Belle soirée en compagnie du groupe australien qui, encore une fois, déployait une énergie surprenantes sur scène. En ouvrant avec Steal The Light, Felix, Harry, Ollie, Ryan, Will, Jumps, Kieran et Ross ont tout de suite donné le ton à la soirée. Une foule unie, prête à chanter et danser pour suivre Cat Empire dans son univers. La troupe a ensuite enchaîné les succès de ses albums des premiers temps, tout comme les plus récents. In My Pocket, Like Drum, Prophets in the Sky, la très dansante Sly, les plus douces Call Me Home et Darkness, retour en arrière avec Two Shoes, puis bond en avant avec Nine Lives – avec melodica pour le pianiste Ollie -, Brighter Than Gold, The Cat Empire mettait tranquillement et sûrement la foule dans sa petite poche arrière.

À moins que ce ne soit l’inverse?

Alors que les pièces s’enchaînaient, les adeptes de bodysurfing se suivaient mais ne se ressemblaient pas, du air drummer en passant par le photographe qui s’est dit «fuck it, j’amène mon appareil su’l’tas», tous voulaient faire un tour au-dessus de cette foule enthousiaste, joyeusement volubile et dansante. De quoi rendre les membres de Cat Empire un peu trop heureux, ajustant leur «BaySaintPole» au fur et à mesure de la soirée.

Rendu là, c’était le moment idéal pour The Wine Song. Tous se balançaient devant la scène, dès les premières notes d’intro de Ollie, pianiste virtuose et improvisateur hors pair du groupe. Même la marionnette de chat se balançait – oui, il y avait une marionnette de chat dans la foule -, c’est dire.

Le tout s’est poursuivi avec Hello et Still Young, au cours de laquelle le groupe semblait faire ses adieux à la foule amassée en plein centre-ville de Baie-Saint-Paul. Pourtant l’hydre à huit têtes est revenue en scène, poursuivant avec la foule le refrain sans cesse répété par cette dernière. Avec beaucoup d’improvisation à l’appui – la marque de commerce du groupe, outre ses spectacles endiablés -, The Cat Empire nous a donné un rappel, alliant la pièce All Night Loud et Chariot – que tous ont reconnu dès les premiers accords de la trompette de Harry. On eut même droit à une improvisation compétitive entre les trois cuivres, Harry, Kieran et Ross se suivant et se relançant avec leurs instruments respectifs au micro, à l’avant scène. Un beau moment vraiment jouissif pour le public.

Et puis quoi, ça se termine ainsi?

Nope. The Cat Empire est revenu pour un second rappel avec Sleep Won’t Sleep. Parle-moi de ça, un groupe qui arrive trois heures avant son show dans une petite ville de Charlevoix, pour finalement donner deux heures de show, soit plus d’une quinzaine de chansons et une énergie brute qu’on lui connaît.

Bref, qu’est-ce que c’était Le Festif!, dimanche soir? Une pluie fine qui démarre au moment même où le groupe monte sur scène, une foule qui se fout bien de la température, un groupe qui redonne au public tout ce qu’il lui offre, de la bonne bière – la Microbrasserie de Charlevoix, en commanditaire, on a vu pire, hein! -, et un bon public, respectueux et qui trippe.

En gros, c’était l’fun, tsé. On remet ça l’an prochain, si t’es game.

www.lefestif.ca


Ça, c’étaient mes notes pour la soirée. Il pleuvait un peu, tsé, j’pouvais pas tout noter sur un papier.

Merci à mes amies Manue et Émilie pour les titres des pièces qu’il me manquait.

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