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Baz'Art Virtuel

FRIMAT édition #9 – Jour 2 : Koriass, BobbyOne et Phonomen gonflés à bloc

Julie Ledoux
3 août 2013

L’an dernier, j’étais au FRIMAT pour la première fois et j’ai vraiment eu le coup de coeur pour la belle gang qui organisait le festival à Val-d’Or. Et non, ça n’a rien à voir avec le nombre de shooters de Jagermeister que j’avais avalé. La gang est passionnée, les shows sont bons, le public motivé et la vitrine talentueuse.

J’y retournais donc pour une seconde fois, pour couvrir le festival, oui, mais aussi pour faire de nouveau partie d’un beau jury de membres professionnels de l’industrie musicale québécoise, pour évaluer six formations choisies pour faire partie de la vitrine musicale du FRIMAT. Bien entendu, je garderai mes commentaires pour eux, et vous parlerai plutôt des artistes invités à cette 9e édition du FRIMAT.

Ayant manqué finalement la première soirée du FRIMAT qui mettait en vedette Massy Émond et Sakade lors du 5@7 d’ouverture, puis Le Carabine – que j’avais beaucoup apprécié lors de leur passage au FMEAT en 2010 – et Pawa Up First – qui ont, semble-t-il, donné tout un concert -, je me suis rabattue sur les trois soirées qui suivaient.

JOUR 2 (mais 1) – Phonomen, BobbyOne et Koriass (autrement dit : «La soirée hip hop»)

Phonomen a entamé la soirée avec une intro explosive. Une bonne énergie sur scène se déployait pour le premier spectacle que les quatre gars donnaient ensemble. S’il manquait encore de chimie au sein du groupe, ce n’est rien qui ne peut s’améliorer. Les quatre musiciens se sont réunis sous cette nouvelle appellation, mélangeant ainsi rock et rap, jouant ainsi dans les plates-bandes d’un Cargo Culte, par exemple. À suivre, mais il faudra voir à ajouter des choristes (ou quelqu’un aux backvocals) et à maîtriser un peu mieux le flow – qui devient vachement meilleur lorsque le MC accélère.

BobbyOne, fidèle compagnon de scène de Koriass, remplaçait au pied levé la formation LCDN qui a du se désister au dernier moment, conflit d’horaire oblige. Un vrai pro, ce BobbyOne, qui était accompagné – tout comme Koriass – par DJ Manifest, à la voix suave et grave. BobbyOne venait nous présenter les pièces de son album à paraître le 1er octobre, sous l’étiquette Silence d’Or, intitulé Mon voilier. Et cet album promet de faire sortir de l’ombre le rappeur, avec des titres entraînants à la «Tout va bien», «La différence» ou «Je marche au sommet» – reprise ensuite lors du set de Koriass, avec ce dernier. Une belle complicité entre Manifest et BobbyOne a permis de mettre la table de belle façon pour Koriass qui profitait aussi de la présence de ses deux amis et collègues, sur scène.

Koriass et son équipe ont ensuite pris d’assaut la scène, en ouvrant avec «La mort de Manu (Garde ta job)», puis enchaînant avec les «Gagnant», avec une énergie certaine, une superbe diction et un flow qui semble si facile à maîtriser pour lui. BobbyOne et Koriass se répondent parfaitement, avec une complicité qui n’est pas acquise mais qu’ils travaillent habilement. Avec deux musiciens (Gabriel Lajoie et Joseph (ou Joël?) Perreault) et DJ Manifest, le quintette était bien complété.  Le rappeur a ensuite poursuivi avec «Homme moderne» et sa reprise de «Je marche au sommet» de BobbyOne.

Koriass a enchaîné avec succès récents de son album Petites victoires, mais aussi des coups de coeur du public de ses albums précédents, avec L’ère de glace, entre autres, où la foule chanter en coeur «Encore la pluie qui tombe».

Karim Ouellet est aussi venu faire son tour sur scène, pour y interpréter L’hiver avec son ami Koriass. Un bon moment, bien que la foule n’était sensiblement pas la même pour un show de Koriass qu’à un show de Ouellet. Intéressant aussi de voir la polyvalence de Koriass, quand il passe vers quelque chose de plus pop.

Pour la pièce «Loser», Koriass arborait bandeau de sport et coupe Longueuil et a même fait venir sur scène «pour jouer son fils Timothée», Éli, le fils d’Anodajay, aussi présent dans la salle. Un p’tit garçon ben game, cet Éli.

Koriass s’est ensuite amusé à changer de style et à pencher vers le country trad, y allant d’un reel assez bien maîtrisé merci. Impressionnant. Koriass peut réfléchir à sa future carrière de cowboy country, certain. Ou pas. Il fait déjà si bien dans son genre, ce serait plate de gâcher ça.

«Enfant de l’asphalte» a conclu le spectacle, avant que Koriass ne revienne pour un rappel en jouant St-Eustache. Enfin, après deux minutes d’attente où on ne savait trop si le spectacle était terminé ou pas, Koriass est revenu sur scène pour un second rappel. Pas mal, non?

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Vendredi soir, c’était au tour de la première soirée de la vitrine du FRIMAT, avec Guillaume Rivard, Jet Set Radio et Mathew James. Suivait Karim Ouellet, toujours à la salle Félix-Leclerc, et Gazoline sur la scène Hydro-Québec, sur la 3e avenue. Compte-rendu à venir, promis.

Tous le crédit des photos revient à Marie-Claude Robert, photographe pour le FRIMAT.

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